Petőfi gyüjtemény - B sorozat / 45-ös doboz

LA POÉSIE HONGROISE 305 n’aurait connu qu'elle. Cela suffirait à expliquer l’exagération de sa plainte : Dans Tardent sentier que je devais fouler, il n'a jamais poussé qu’une fleur : la souffrance... Et encore : J’avais désiré le bonheur, et je n’ai connu que moi-même. Une voix m’a parlé ; je n’ai vu qu’un visage, l’ombre d’une âme, la mienne. Mes désirs qui voulaient le monde lurent liés par des pieds de plomb. Aussi, ai-je manqué ma vie, mais, du moins, je sais bien mourir... Ou: Je ne maudis pas l’infamie et la vertu ne m’émeut pas... Après l’hiver, le printemps peut venir ; mon cœur ne s’en aperçoit pas. Mort, enterré depuis longtemps, il ne sent plus l’haleine du printemps. Si, parfois, naît encore un chant, c’est une fleur de cimetière ..... O h ! misérable destinée — que d’être venu en ce monde ! Consolation, joie suprême d’arriver à mourir enfin...... J e n’ai pas su d’où je venais. Pourquoi demander où je vais ? Car, je ne peux savoir ceci ; cela, non plus. Donne la solution, ô repos sépulcral... La brise qui frôle les tombes étrangères m’apporte le parfum des roses... » Plus joviales, au contraire, fleuries de baisers et pimentées de bons mots, devaient être parfois les amours de Petofî, un des grands poètes de ce siècle. Cela ne veut pas dire que sa poésie est demeurée étrangère aux passions qui distillent la 20 TOME VI.

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