Petőfi gyüjtemény - B sorozat / 45-ös doboz

298 LA NOUVELLE REVUE Le même poète s’écrie : Les hommes content leurs douleurs ; ils (lisent qu'ils ont souffert. Et chacun croit que sa misère est la plus grande sur la terre. Dans une tombe ignorée, s'endormir pour l’éternité ; et là, ne faire qu’une chose, que reposer, que reposer. Lui ausssi, il pense' que dans la tombe seulement l’on trouve le repos et il rêve... Faut-il voir du pessimisme dans cette amertume ou une simple tristesse? L’on ne peut s’empêcher de remarquer chez quelques-uns des poètes qui nous occupent cette délicatesse que Musset mettait dans ses plaintes et qui ressemble à l’esprit même de la douleur. C’est ainsi que le baron E.otvos, en un tour léger, nous convie à l’éternel lendemain : Lorsqu'enfln j’aurai parcouru le chemin de ma vie si dure, et que j’irai me reposer; que j’aie la paix dans mon tombeau. Si vous sortez quelquefois, et venez rêver sur ma tombe, chantez le plus beau de vos chants sur ma dépouille qui reposé, et versez une pauvre larme sur les restes de votre ami. Poète, il méritait un chant, puisqu’il a aimé, une larme ! Voilà, n’est-il pas vrai, du charme, dans les pleurs, et qui fait de la poésie une délicate et frêle fleur dont le parfum subsiste, après qu’elle s’est fanée ? La rapidité delà vie, cette marche éphémère de l’homme qui s’avance, dès l’aurore, sur la route ensoleillée et qui ne tarde pas à s’apercevoir que, si courtes que soient les étapes, elles sont au-dessus de ses forces, a frappé l'imagination dès poètes de tous les temps. Ali! comme elles fuient vite les années! nous

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