Petőfi gyüjtemény - B sorozat / 42-es doboz
Le Cabaret. Un petit cabaret s’ouvre au bout du village, Son dos touche au Samoche, et s’il ne faisait noir, II pourrait dans son eau se mirer du rivage, Aussi bien que dans un miroir. Mais l’obscurité vient, tout se tait,tout sommeille. La nacelle est muette et s’amarre au pilier, La nuit se fait partout, seul, le cabaret veille Et continue ä babiller. Instrumens et danseurs font trembler la chaumiére, Le Zibalmoche frappe en rude travailleur, Les garijons vont criant: „fleur d’or, belle höteliére! „Monte du vin et du meilleur. „Vieux comme mon grand-pére et chaud comme ma belle, „Plus fort, bohémien! tu deviens négligent: „Dansons, quand je devrais, aprés la ritournelle, „Bester sans souffle et sans argent.“ Le bruit va redoublant: on frappe á la fenéire. — Le seigneur s’est couché de bonne heure aujourd’ hui, II veut dormir, silence! — „Au diable soit le máitre! „Et son serviteur avec lui! „Plus fort, bohémien, et si l’argent s’ épuise, „N’en sois point inquief, car’ tu n’y perdras rien; „Pour danser, je vendrai tout jusqu’ ä ma chemise’, „Plus fort, plus fort bohémien!“ Une seconde fois, on frappe ä la fenétre; . . . — Dieu vous bénisse, dit une voix tristement: Mais mamére est bien mal, et vouspourriez peut. étre, Vous amuser moins bruyamment. Personne ne répond, mais la musique cesse, Le3 verres sont vidés, plus de chants plus de cris. On souhaite tout bas le bonsoir ä l’hőtesse, Et chacun rentre en son logis. Dumas Sándor.