AZ ORSZÁGOS SZÉCHÉNYI KÖNYVTÁR ÉVKÖNYVE 1961-1962. Budapest (1963)

II. A könyvtári munka módszertani kérdéseiről - Szentmihályi János: A bibliográfia és az irodalomtörténet - La bibliographie et l'histoire littéraire

du milieu (Frigyes Riedl ou Jeno Peierfy), n'ont deploye^ aucune activite" du genre enregistrement ou du type publication de donnees. II est donc injuste de concevoir l'activite d'enregistrement de cette epoque comme historiographie ou historiographie litt^raire de caractere positiviste. 3. Certains representants hongrois du courant de l'histoire des idees appellent (avec intention) «histoire litteraire» tout produit de 1'esprit qui se date avant le XVIII e siecle et qui dresse un inventaire de connaissances relatives aux ecrivains ou aux livres. Cette maniere de voir n'a pas cesse d'exister et contribue manifestement a maintenir la tendance qui aime a considerer toute activite d'enregistrement et d'ehum6­ration comme historiographie litteraire. En depit du fait que certains representants du courant de «l'histoire des idees», (Oeistesgeschichte) comme p. e. Tivadar Thienemann, affirment que l'histoire litteraire tend a montrer — a 1'aide d'un principe directeur synthe­tique, destind a realiser l'unit6 spirituelle des notions — le cours de 1'evolution, on rencontre des auteurs, qui— tout en adoptant les principes de ce courant — estiment que ces listes anciennes appartiennent dans la categorie de l'histoire litteraire. Hs affirmen p.e. qu'un inventaire des biens datant de 1093, du fait qu'il releve certains livres, rentre dans le domaine de l'histoire litteraire; ils pr^tendent que les panegyriques qui introduisent les ouvrages du XVII e siecle, constituent des germes d'une histoire litt^raire, etc. Cette conception prend racine evidemment dans le fait que les auteurs qui se pr^occupent des origines de l'historiographie litteraire ont adopte une d6fini­tion de Janos Horvdth, selon laquelle «1'histoire litteraire est 1'organe scientifique de 1'autognosie genetique de la conscience litteraire». En vertu de cette d^finition, la capacitC perceptive, toujours variable, determinerait la conscience litteraire. Par consequent tout ce qui est qualifid, suivant la maniere de voire de son epoque, d'his­toire littdraire, devrait etre class^ comme telle, meme s'il est consid6r6 actuellement comme bibliographie. En v^rite, les imp^ratifs qu'on formula des ses d^buts a l'6gard de 1'historiographie «6volutionniste» (celle qui montre le cours de l'evolution) exigeaient pr^cisement qu'elle presente le proces de 1'evolution. Le fait que les adeptes du courant de 1'histoire des idees aiment a confondre l'activit6 d'enregistrement avec Tactivit^ historico-litteraire semble avofr des motifs pratiques. La recherche des traditions et 1'elargissement artificiel du domaine de 1'historiographie litteraire sont des manifes­tations d'un vif amour-propre national. Evidemment les partisans de ce courant ne voulaient pas admettre que le Oonspectus reipublicae literariae de Pal Wallaszky, publi^ en 1785, soit la premiere historia litteraria hongroise et que 1'ouvrage de Ferenc Toldy, du XIX e siecle, soit la premiere histohe litt^raire hongroise. II fallait chercher des ancetres et on les a trouves dans ces ouvrages d'enregistrement. Dresser une liste ou montrer le deVeloppement historique sont deux activites dont la fonction est tres differente: l'enregistrement ne prlcede pas la demonstration de l'6volution; en effet, s'il en etait ainsi, l'activite d'enregistrement aurait regr^di^; en realite n^anmoins la gestion dela verification bibliographique constitue un problemetoujours plus grave et 1'activite' bibUographique subit necessairement une evolution puissante. 135

Next

/
Oldalképek
Tartalom