Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 92-93.(Budapest, 2000)

LIPTAY, ÉVA: Fragment du cercueil d'un pretre d'Amon de Thebes de la XXIeme dynastie

Walsem rappelle que de tels uraei portant le disque solaire figuraient dans les décora­tions des tombes du Nouvel Empire. Les cotés latéraux des cercueils de la XXI eme Dynastie évoquèrent donc les décorations des tombes du Nouvel Empire et ils furent censés remplacer celles-ci faisant défaut dans les cachettes. 23 La frise à'uraei peut servir de repère pour établir une chronologie (relative) des différents types de cercueils. 24 Le nombre des colonnes de textes (1) - allant croissant vers la fin de la Dynastie au détriment du nombre des scènes - les contours ébauchés des figures 25 (2) ainsi que la dominance de "l'horreur du vide" (horror vacuï) dans les décorations indiquent tous que la date de la fabrication de notre pièce peut être située à la fin de la XXI eme Dynastie. 26 La frise & uraei est suivie par l'habituelle bande d'élé­ments géométriques multicolores 27 au-dessus de laquelle 28 on trouve la ligne horizon­tale du texte cité plus haut: [...ntr.w jmj.w hr.t-ntr ] 29 js.t wr.t mw.t ntrj jr.î r c hnw.t ntr.wt nb.t-hw.t hnw.t n $m c .w tl-mhj dj.sn pr.t-hrw hí m fà.w ... [... aux dieux qui sont dans] la nécropole, à Isis la Grande, mère divine, l'oeil de Rê, la souveraine des dieux, 30 à Nephthys maîtresse de Haute- et Basse-Egypte pour qu'ils donnent une offrande alimentaire (consistant en) mille têtes de bétail [...]. La partie médiane du fragment est décorée avec une scène d'offrande. Osiris por­tant le disque solaire sur la tête est assis sur le trőne-hout 31 devant une table d'offrande 23 van Walsem, op.cit. (n.15.) p. 181-182, avec bibliographie détaillée. 24 La frise sur notre fragment correspond à la figure 353 du livre cité de van Walsem, et notamment à la frise du cercueil M 3 étudié par l'auteur. 25 La qualité des peintures fut meilleure au début et au milieu de l'époque (dans la première moitié du règne de Pinedjem II). Cf. Niwihski, op. cit. (n.12.) p. 97. 26 D'après les critères établis par Niwihski, elle appartient au type "B", notamment à une sous-catégo­rie de celui-ci (Niwihski, op. cit. (n.12.) fig. 35.6) tandis que R. van Walsem (op. cit. (n.15.) II, pl. 74) range cette catégorie au type lie. D'ailleurs seul le type représenté sur la figure 35.6 dans le livre de Niwihski est décoré avec la même frise que notre fragment. 27 Pour les couleurs et techniques de peinture utilisées à l'époque, cf. van Walsem, op. cit. (n.15.) p. 51-61. 28 II faut remarquer que la partie inférieure du fragment est en mauvais état: les derniers signes des colonnes de textes sont pratiquement illisibles à cause de l'usure de la surface. Il est cependant fort proba­ble qu'une pareille bande multicolore fut peinte aussi dans cette endroit. Cette bande rappelle d'ailleurs les motifs-serekh, ce qui n'est pas sans antécédent dans l'art funéraire des périodes antérieures (van Walsem, op. cit.. figs. 183 et 361 = type Ib). 29 Complété d'après le texte cité par Niwihski, A., op. cil. (n.22.) p. 128. 30 Sur les épithètes d'Isis et de Nephthys à cette époque, cf. notamment Rio de Janeiro No. 57 (Kitchen, op. cit. [n.22.] p. 125, [67]-[69], [99], [118]). 31 Kuhlmann, K. P., Der Thron im alten Ägypten, Glückstadt 1977, ADAIK 10, p.51-57 et 81-85.

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