Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 88-89.(Budapest, 1998)
SZENTKIRÁLYI, MIKLÓS: Die Konservierung und Restaurierung des Krafft-Gemäldes
toiles néoclassiques d' Angelica Kauffmann, et d'autres « Nordiques » attirés par la péninsule italienne. Agnès Szigethi a consacré tout un long mur aux maîtres le plus souvent milanais, bolonais et romains du baroque classicisant : la moitié de ces 14 tableaux a été acquise pendant le dernier quart de ce siècle, tandis que le reste était également absent de la précédente exposition permanente. 7 C'est la collection flamande qui a tiré le meilleur parti de la réorganisation de l'exposition. Séparées naguère - la salle Bruegel conduisant alors à celle de l'école de Rembrandt, suivie à son tour d'une autre salle et d'une série de petits cabinets occupés par la peinture néerlandaise, tandis que les maîtres flamands du XVII e siècle étaient installés dans l'autre aile, près de la collection espagnole -, les œuvres provenant des écoles septentrionales et méridionales des Pays-Bas s'unissent maintenant en un ensemble unique, permettant au spectateur de retracer les diverses filiations, aussi bien que la succession et l'interaction des tendances esthétiques. De plus, nous ne saurions que nous réjouir d'avoir pu garder chacun des quelque quarante tableaux introduits lors de l'expansion de 1996. 8 Les œuvres les plus anciennes sont proposées au visiteur dans un cabinet à ambiance intime où le triptique de Memling est mieux mis en valeur, et où la Vierge de Petrus Christus, la Nativité de Gerard David et le Portement de la Croix peint d'après van Eyck ont également trouvé une place fort avantageuse. Quatre autres tableaux sortis des réserves viennent compléter l'ensemble, doniLe Christ raillé de l'atelier de Gossaert et L'Adoration des Mages du Maître de l'Adoratio de Groote, ainsi que le Saint Érasme de J. C. Van Oostsanen, et La Flagellation du Christ, de petites dimensions, provenant du nord des Pays-Bas, ces deux derniers étant de nouvelles acquisitions. Le deuxième cabinet constitue en quelque sorte une introduction à la renaissance artistique des Pays-Bas par le Portrait de Charles Quint de Barend van Orley, un tableau de Maerten van Heemskerck et un autre d'Anthonie van Blocklandt, tandis que la grande salle Bruegel présente aussi, à côté du grandiose chef-d'œuvre, Le Sermon de saint Jean-Baptiste, par Pieter Bruegel le vieux, la riche production des disciples et suiveurs du maître. On y compte également quelques nouveautés, en particulier le Portement de la Croix, récemment acquis, du Peintre d'Ecce Homo d'Augsbourg, et Saint Jérôme dans sa cellule, présenté pour la première fois au public. 9 Remarquons aussi le Joueur d'orgue de Barbarie provenant de l'atelier de Pieter Breughel le jeune, et la Kermesse de village attribuée à Pieter Baltens. Sur le mur réservé aux grands maniéristes, les pièces les plus importantes introduites depuis 1996 - il s'agit des œuvres de Hendrick de Clerck, d'Abraham Janssens, de Gortius Geldorp et de Bartholomeus Spranger - forment un ensemble très impressionnant. 7 Force était de créer un environnement favorable pour la Lamentation d'Antonio Balestra, une des acquisitions majeures des dernières années. On a ainsi introduit dans l'ensemble en question quelques œuvres récemment définies, dont deux scènes de martyre de Nicola Bertuzzi et une toile attribuée à Pietro Conti, intitulée elle aussi Lamentation. Leur présence s'explique plutôt par l'actualité de leur récente attribution que par leurs qualités artistiques. 8 Sur les changements introduits au printemps de 1996, voirBullMusHongrBA 87 ( 1997) pp. 109-110. 9 Ce panneau acheté en 1996 à une collection privée de Budapest est une variante jusqu'ici inconnue, datant du troisième quart du XVI e siècle, d'une composition de Marinus van Reymerswaele, qui subsiste en plusieurs versions et copies.