Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 86. (Budapest, 1997)
GÁBOR, ESZTER: Monuments du Millénaire pour le passé et pour l'avenir: Albert Schickedanz 1846-1915
tôt, il ne pratiquait pas ce genre tout au long de sa carrière. Les sept compositions connues se rattachent au concours de vues de ville lancé par la capitale en 1884-85. De toutes les œuvres exécutées pour ces sept compositions nous avons montré onze à l'exposition : cinq tableaux retrouvés de ceux envoyés au concours, quatre variantes de grand format (environ 100 x 150 cm) des œuvres jugées les plus réussies et deux pochades de petite dimension. Surgis au moment de l'accrochage, deux des onze numéros exposés n'ont malheureusement pas pu figurer dans le catalogue. 7 Grâce à la petite pochade retrouvée au dernier moment, nous avons réussi à compléter la série, ne serait-ce que sur le plan des sujets représentés et l'exposition comble ainsi les lacunes du catalogue rédigé encore dans la phase antérieure des préparatifs. La réunion des vues ne posait pas de difficultés, puisque la plupart d'entre elles sont, au fil du temps, entrées au Musée de la Capitale, prédécesseur de l'actuel Musée d'Histoire de Budapest, et se trouvent par conséquent dans la Pinacothèque de la Capitale qui en fait partie. Notre travail s'est limité à la datation des peintures et à l'élucidation de leur genèse (Cat.Sch. F.2 - F. 10; Fig. 43). Selon certaines sources écrites, Schickedanz aurait exécuté en 1892 un tableau d'autel commandé par l'évêque de Vác, Konstantin Schuster. A l'aide d'une description sommaire découverte dans l'une d'entre elles, on a pu établir qu'une photo d'époque du legs représente justement l'œuvre en question. Du même endroit, est surgie une pochade réalisée en vue de celle-ci. Malgré toutes les informations dont nous disposions, nos efforts pour retrouver le tableau se sont finalement soldés par un échec. C'est en vain que nous avons exploré la moindre piste capable de nous fournir des renseignements sur le lieu de conservation de l'œuvre. Personne de ceux auxquels nous en avons montré la photo à la cathédrale de Vác (désignée par une source écrite), au palais episcopal de Vác, et aucun chanoine de cette ville dont était originaire le commanditaire n'a pu nous orienter dans nos recherches. Il en était de même des historiens de l'art du diocèse. Nous avons ensuite mis une annonce illustrée dans l'hebdomadaire catholique Új Ember et dans la revue d'art Új Művészet, et avons demandé au présentateur populaire d'une émission télévisée consacrée à Schickedanz de montrer aux spectateurs la photo et la pochade pour solliciter leur aide afin de retrouver l'original. Là aussi, sans le moindre résultat. Nous sommes finalement parvenus à la conclusion que ce tableau d'autel devait être destiné à une église ou à une institution fondée par l'évêque Schuster au-delà des actuelles frontières nationales. Avant l'ouverture de l'exposition le temps nous a manqué pour faire le tour de ces établissements actuellement dans la propriété des fondations étrangères (Cat. Sch. F. 14). En raison de l'attitude peu coopérante des collectionneurs, nous n'avons pu réunir qu'une partie des tableaux en propriété privée. De toute façon, faute d'espace suffisant, nous avons dû renoncer à l'accrochage de la plupart des paysages de Schickedanz, pourtant mis à notre disposition. 7 Le premier représente l'édifice de F Athenaeum autrefois sur la place des Franciscains (Ferenciek tere), huile sur toile 60 x 80 cm, Budapest, Musée littéraire Petőfi, et le second Les Bains Ybl de File Marguerite, huile sur carton, 16 x 24 cm, Budapest, en propriété privée.