Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 86. (Budapest, 1997)

GÁBOR, ESZTER: Monuments du Millénaire pour le passé et pour l'avenir: Albert Schickedanz 1846-1915

La présentation de son œuvre d'architecte a dû être fondamentalement différente de celle de ses autres créations, car on ne peut pas montrer à une exposition des édifices terminés, tout au plus des projets ou des photos. L'œuvre d'Albert Schickedanz compte relativement peu de constructions réalisées - et mêmes celles-ci sont en partie détruites - ce qui accroît plus que de coutume l'importance des dessins. Du point de vue de l'évolution d'un créateur, les œuvres non réalisées peuvent également revêtir une grande signification. Lors de la sélection du matériel d'exposition, le critère décisif n'était donc pas si tel ou tel projet fut réalisé ou non. Pour ce qui est du catalogue, on s'est efforcé d'y suivre par ordre chronologique la succesion des œuvres et, sur la base des informations obtenues, d'en établir une «histoire de construction», de reconstituter les conceptions de l'auteur et de publier les documents graphiques. En cas de matériel trop abondant, nous nous contentions d'indiquer les lieux de provenance par genres. (Ainsi par exemple, pour le Mémorial du Millénaire, où les dessins de couches destinés aux tailleurs de pierre sont également parvenus à nous, au lieu d'indiquer ponctuelle­ment la technique, le support et les dimensions, nous nous sommes contentés de renvoyer aux indices contenant les projections horizontale, verticale, les coupes etc. des différentes parties. ) Pour certains édifices nous disposions abondamment de plans détaillés, pour d'autres, tel le musée de Szekszárd, nous n'avons réussi à trou­ver aucune feuille de projet ou ébauche, sauf une photo d'époque de petit format (Cat.Sch. 54). A la différence de certaines lacunes du catalogue faciles à compenser - les photos d'époque prises sur les feuilles de plans pouvaient remplacer efficacement les dessins originaux - celles de l'exposition n'ont pas pu être aussi facilement comblées. Le cata­logue nous a permis également déjouer sur les proportions, en agrandissant tel dessin fort élaboré mais minuscule d'une construction importante ou, à l'inverse, en réduisant les dimensions excessives de tel autre, relatif à une œuvre moins essentielle. Malgré une documentation incomplète des édifices concernés, nous avons finalement dû faire face plutôt à un problème de surabondance du matériel exposable, vu l'impossibilité de les montrer intégralement aux visiteurs ou de les insérer au catalogue faute de place. Le principal accent devait naturellement être placé sur les œuvres maîtresses bien con­nues - sur cet ensemble dont la vue s'offre au regard dans son intégrité devant le musée - les chercheurs étaient pourtant davantage attirés par les œuvres inédites, nouvelle­ment identifiées et localisées par eux-mêmes. La tâche consistait à trouver les justes proportions entre ces deux volets. L'une des clés du succès de l'exposition réside peut­être dans cet équilibre judicieux. Les visiteurs non invertis aussi bien que les initiés y ont découvert de nombreuses œuvres ignorées auparavant, et ont recueilli de nouvelles informations, tout en ayant le plaisir de reconnaître les dessins d'édifices faisant partie de leur environnement familier. La conception de l'exposition Schickedanz devait évidemment tenir compte des dimensions et de la nature de l'espace disponible, qui finalement était nettement moins grand que prévu. A l'origine on a imaginé - et c'était, à mon avis, une idée fort judi­cieuse du point de vue professionnel - que l'activité de Schickedanz, pour permettre une interprétation correcte, devait être présentée dans le milieu artistique qui lui avait servi de cadre. La façon la plus naturelle d'y parvenir consistait à montrer les concours de projets auxquels participa notre artiste et les prix qu'il y obtint. Or, nous étions incapables, d'une part, de mobiliser dans ce but le nombre nécessaire de chercheurs et

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