Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 86. (Budapest, 1997)

CZÉRE, ANDREA: Deux nouveaux paysages de Pier Francesco Cittadini

DEUX NOUVEAUX PAYSAGES DE PIER FRANCESCO CITTADINI Selon le témoignage des sources, Cittadini fut un peintre populaire et aux talents multiples ayant cultivé une grande variété de genres : «storie, frutti, animali e paesi, tanto freschi e ben toccati, con introduzione di balli, di spettacoli, di mercati, e feste civili, e rurali, ch. 'é une delizia vederli.» 1 II se mit à dessiner à l'âge de cinq ans 2 et, parvenu à maturité, on le compta parmi les artistes fort sollicités de l'époque. Dans la ville de Bologne, où se déployait l'essentiel de ses activités, ses œuvres ne pouvaient manquer d'aucune collection; elles étaient présentes aux palais aristocratiques, mais aussi dans les maisons de commerçants et de bourgeois. Ce fait est attesté, outre les données biographiques, par des recherches récentes effectuées sur les inventaires des collections des XVII-XVIII e siècles dans YArchivio di Stato à Bologne. 3 Pourtant, on connaît mal aujourd'hui sa production artistique. Sur la base de ce qui en a été con­servé, il est plus aisé de se faire une idée de son activité de portraitiste et de naturemortiste que du volet religieux, mythologique et paysagiste de son art dont il reste très peu de trace. 4 Ses qualités de paysagiste peuvent être évaluées surtout d'après ses dessins qui font généralement partie de ce type de création. Pier Francesco Cittadini, il Milanese (Milan 1616-Bologne 1681 ) fut d'abord l'élève du Milanais Daniele Crespi, mort prématurément (en 1630) dans une épidémie de peste 3 puis, après son installation à Bologne vers 1634, il travailla sous les ailes de Guido Reni, ce qui lui permit de se familiariser successivement avec le naturalisme poétique de Lombardié et le classicisme de Bologne. Son intérêt pour le paysage s'éveilla pro­bablement déjà à Bologne. Aux dires de Malvasia, il se lia alors avec un certain «Fiammingo da' Paesi detto Monsu...» dont l'identité n'est pas encore définie dans la littérature spécialisée. Ensemble, ils se rendirent à Rome en 1645-46, et y exécutèrent des tableaux en commun, tout en fréquentant la colonie d'artistes internationaux de la ville (entre autres les bamboccianti, ces peintres de genre néerlandais italianisants ). Selon son compagnon cité par Malvasia, Cittadini n'avait pas «beaucoup à envier» aux Que István Pankaszi veuille trouver ici l'expression de ma gratitude pour sa restauration de L'arbre de sainte Emérence, ayant premis de mettre au jour le verso et un deuxième dessin qui s'y trouve. 1 Orlandi, P.A., Abecedario pittorico, Bologna 1704, p. 320. 2 Malvasia, C.C., Vite dipittori bolognesi (Appunti inediti) Ed. Arfelli, Bologna 1961, p. 67. 3 Roio, N., Pier Francesco Cittadini detto il Milanese, in Negro, E.-Pirondini, M., La Scuola di Guido Reni, Modena 1992, pp. 165, 180-185. 4 Sur son activité en général voir Roio, loc.cit. pp. 165-178. 5 Malvasia 1961, op.cit. p. 67.

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