Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 82. (Budapest, 1995)
GABODA, PÉTER: Conclusions historiques (et muséologiques) du trajet d'une statue égyptienne
supposer que le vice-roi Abbas ait offert cette statue à Fouad pour obtenir des concessions auprès de la Porte 55 (le compromis fut trouvé en mai 1852: Abbas s'est vu accorder le droit à l'ultime décision en cas de l'exécution de la peine capitale en échange du relèvement du montant des impôts à payer à la Porte). A l'Orient, les cadeaux offerts ont non seulement servi des buts bien pratiques (do ut des) mais aussi ont été soigneusement choisis: ils devaient répondre au goût spécifique de l'intéressé. Est-ce que Fouad a manifesté son intérêt pour les antiquités ou les sculptures? R.H. Davison, connaisseur érudit de l'époque des Tanzimat illustre ainsi la mentalité de Fouad qu'il trouve plus ouverte que celle d'Ali: "Fuad was more western in his personal habits than Ali, and more given to westernization. This tendency showed up not only in affairs of state, but in small matters; Fouad, for instance, flouted Muslim custom by having statuary in his garden. It was quite proper that he should be called the gavur pasha more commonly than was Ali (mise en relief par nous)." 5f ' II est donc logique de supposer que la statue que Fouad avait reçue en Egypte (choisie parmi les pièces réunies dans la Citadelle) fût installée parmi les sculptures dans le jardin de sa résidence à Kanlidja. Ainsi le jardinier Sipos a eu de nombreuses occasions de l'admirer de près pendant ses activités quotidiennes. PÉTER GABODA Traduit par István Nagy 55 Les "dessous de table" acceptés par Fouad dans la deuxième période où il fut Grand vizir (1 er juin 1863-5 juin 1866) en échange de concessions faites aux Égyptiens (p.ex. l'approbation de la construction du canal de Suez; l'ordre de succession du khédive, etc.) ont nui à sa réputation. sr> Davison, Reform... op.cit. p. 89.