Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 82. (Budapest, 1995)

GABODA, PÉTER: Conclusions historiques (et muséologiques) du trajet d'une statue égyptienne

sources turques relatives à l'histoire de Hongrie. Il a réussi à réunir une importante collection de manuscrits que son fils a vendue à l'Académie des sciences de Hongrie (1886) après la mort de son père à Constantinople. Cette "Collectio Szilagyiana" constitue aujourd'hui une des collections les plus importantes du Département Oriental de l'Académie. 42 Dès 1862, on remarque cependant quelques donations précieuses faites par Szilágyi: il a offert à la mission dirigée par Kubinyi plusieurs médailles et une cinquantaine de livres turcs. Les médailles ont été remises au Musée National 43 et les livres à l'Académie des sciences. 44 C'était Szilágyi qui a organisé le transport de la statue de Chéchonq à Budapest en 1862. b. Du Sérapéum à Constantinople A propos de la première grande découverte archéologique en Egypte, les tombeaux des taureaux Apis au Sérapéum, c'est le fouilleur Mariette même qui a inventé une histoire romantique. Il raconte que, sa mission reçue du gouvernement français (acheter des manuscrits anciens dans les couvents coptes) ayant échoué, il s'est rendu à Saqqarah où, à la vue du nom de la divinité Osiris-Apis dans l'inscription d'un sphinx à moitié ensablé, il s'est rappelé la description faite par Strabon sur le Sérapéum (27 oct. 1850). Cette légende vient d'être dissipée par J. Málék qui démontre que cette idée de Mariette n'est pas née sur le site car des sphinx provenant du Sérapéum avaient pu être observés dès les années 1840 dans des collections privées au Caire et à Alexandrie. Une partie de ces pièces fut découverte par le commerçant cairote Fernandez. De plus, les rapports entre l'allée des sphinx et le texte de Strabon furent déjà évoqués plus tôt (cf. la conférence tenue par AC. Harris à Londres en 1848). Mais Mariette fut le premier à vouloir vérifier ces hypothèses en entreprenant des fouilles. 45 Même si les circonstances de la découvertes n'étaient pas aussi romantiques que l'on s'imaginait jusqu'ici, les fouilles mêmes étaient vraiment riches en rebondissements. Mariette, qui a entrepris les fouilles sans l'autorisation du gouvernement égyptien (1 er nov. 1850), s'est vu bientôt obligé de demander une aide financière au Parlement français (11 février 1851). Mais, grâce aux commentaires parues dans la presse européenne suivant le communiqué officiel, le gouvernement égyptien s'est mis au courant des fouilles. Malgré la lutte menée par Mariette pour pouvoir continuer les fouilles, 46 le vice-roi Abbas l'a obligé à terminer les travaux et à livrer au gouvernement égyptien les objets découverts. Dans cette situation fort délicate, des négociations ont été poursuivies entre le gouvernement français et le gouvernement égyptien. Celles-ci ont abouti à l'autorisation de la reprise des travaux de fouilles. Dans les intervalles, les 42 Ligeti, L., La Bibliothèque de l'Académie et les Études Orientales, in Jubilee Volume of the Oriental Collection 1951-1976, Budapest 1976, p. 11-13; Horváth, A., Turkish Manuscripts in the Oriental Collection of the library of the Hungarian Academy of Sciences, ibid. p. 96-97; Kakuk, Zs., Cent ans d'enseignement de philologie turque à l'Université de Budapest, in Studia Turcica, Budapest 1971, p. 10. 43 Musée Nat 7 Journal d'entrée 1862/51. 44 Vasárnapi Újság 9 (1862) p. 298. 45 Málék, J., Who was the first to identify the Saqqara Serapeum? CdE 58 (1983) p. 65-72. On peut encore y ajouter une note de H. Brugsch qui regrette que l'un de ses amis, le consul autrichien Huber au Caire dise les suivants à propos de son ami Marictttc." Der Französe in Sakkarah ist ein Dieb. Mein Agent, der spanische Jude Fernandez ist die eigentliche Entdecker des Serapeums". Cf. Brugsch, H., Mein Leben und mein Wandern, Berlin 1894, p. 157. 46 "Er zog die Trikolore auf seinem Hause auf und erklärte kurzweg die Wüste bei Serapeum als Französisches Terrain", cf. Brugsch, op.cit. p. 172.

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