Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 75. (Budapest, 1991)
GONDA, ZSUZSA: A propos de la page 15 de la Bible Illustrée de Julius Schnorr von Carolsfeld
texte, alors que Schnorr avait choisi de réaliser une Bible constitué d'une série d'illustrations. Si l'édition de Cotta était importante pour lui c'est parce qu'elle lui permit de découvrir la force d'expression artistique de la gravure sur bois, au point qu'il décida d'appliquer cette technique à la multiplication de ses propres dessins. Quelques années après s'être établi à Dresde, vers 1849-50, Schnorr se consacra de nouveau à la réalisation de son ancien projet. 1851, l'année de l'exécution du dessin de Budapest fut décisive dans l'histoire de la Bible Illustrée. Une fois de plus ce fut Bunsen, son ami, alors ambassadeur à Londres, qui intervint. Le 28 avril il écrit au peintre : « Ich kann Dir nicht sagen, wie sehr ich mich Deiner treuen Freundschaft und wahren alten Liebe und Deiner Frische und freudigen Gottvertrauens freue. . . Du solltest nach London während der Ausstellung kommen und Deine herrlichen Bibelzeichnungen mitbringen, nicht um sie auszustellen, sondern um zu sehen, ob man hier eine würdige Ausgabe veranstalten könnte. » 20 Schnorr se rendit effectivement à Londres où il poursuivit avec l'éditeur Longmann des négociations qui aboutirent à des résultats partiels. De retour à Dresde il cherche, par l'intermédiaire de Ludwig Richter à entrer en contact avec Georg Wiegand qui considérant l'entreprise comme une affaire nationale allemande lui promit son assistance. Toutefois le côté matériel n'était pas seul à compter pour Bunsen : dans un manuscrit daté du 7 juillet (« Gedanken über die weltgeschichtliche evangelische Auffassung einer Bilderbibel für unsere Zeit und die Zukunft ») il donnait à l'artiste quelques conseils, 21 et énumèrait les passages de la Bible qui à son avis ne devaient en aucun cas manquer dans une représentation visuelle de la plus ancienne histoire de l'humanité. 11 partait bien entendu des dessins que Schnorr avait déjà réalisés et de l'édition de Cotta, mais estimait nécessaire de consacrer une plus grande place aux histoires de Joseph, de Moïse et de Josué. 11 ne proposait en tout que cinq nouveaux sujets, mais c'est ici que se trouve mentionné pour la première fois celui de la feuille de Budapest. Sous le titre « Die weltgeschichtlichen Momente der Urgeschichte vor der Fluth » on lit : «2 Blätter fehlen. 1. Die Auswanderung der Kainiten (IV, 16.17). . . 2. Die beiden Stämme. .. » Il suggérait encore la représentation de la tour de Babel et de la confusion des langues, celle de l'arrivée des Israélites en Egypte et de la mort de Moïse. Schnorr accepta les remarques et intégra les nouveaux thèmes dans son cycle. L'excellent vieil ami dont la parole pesait si lourd dans la balance était diplomate de par sa profession et représentait l'Etat prussien au Vatican (1824-1838) d'abord, puis à Berne (1839-1841) et finalement à Londres (1842-1854), mais son champ d'intérêt et son activité débordaient les cadres de la politique. 22 Après avoir étudié la 20 Christian Carl Josias Freiherr von Bunsen. Aus seinen Briefen und nach eigener Erinnerung geschildert von seiner Witwe. Deutsche Ausgabe durch neue Mittheilungen vermehrt von Friedrich Nippold II, Leipzig 1860, p. 104 ; cf. Künsterische Wege und Ziele. Schriftstücke aus der Feder des Malers J. Schnorr von Carolsfeld, Hrsg. von Franz Schnorr von Carolsfeld, Leipzig 1909, p. 25. 21 Le manuscrit a été retrouvé dans le legs de Schnorr : Dresden Sächsiche Landesbibliothek Mscr. Dresd. n° Inv. 15, Bd. 6, Bl 244-248. Je profite de cette occasion pour remercier le docteur Stein de l'aide qu'il m'a fournie en mettant à ma disposition les manuscrits intéressant le dessin de Budapest. Cf. Schahl, op. cit. p. 70. 22 Sur Bunsen (1791-1860) dernièrement : Der gelehrte Diplomat. Zum wirken Christian Carl Josias Bunsens. Hrsg. von E. Geldbach, Leiden 1980, avec une bibliographie des écrits de Bunsen et la littérature suppl.