Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 66-67. (Budapest, 1986)

NYERGES, Éva: Nouvelles oeuvres médiévales acquises par la collection espagnole

et flamande, car l'épouse de Juan I er était la nièce du roi de France Charles le Sage. Les sources documentaires indiquent onze autels de lui entre 1402—1426/ 7 La triple articulation, le type analogue des décors sculptés de l'autel, la préfé­rence de représentation en grandes dimensions des personnages se font remar­quer dans la partie centrale du retable de Sainte Claire (Vich, Musée) que Post date des environs de 1415/ 8 La taille relativement grande des figures, les traits des visages, les paupières enflées, les bouches en saillie, la peinture des lèvres charnues, la pose oblique des têtes un peu détournées suggèrent, tous, que le maître du retable de Budapest fut inspiré par des oeuvres de l'atelier de Luis Borrassá. La figure, quoique barbue, de Saint Jean Baptiste sur le retable de Luis Borrassá pouvait être le modèle de la pièce de Budapest en ce qui con­cerne notamment la pose de la figure allongée, les techniques de la peinture des bras ou le noeud de la ceinture. En même temps, quelques détails du tableau de Budapest témoignent de l'influence des oeuvres siennoises appréciées par les Serra/' 9 Dans la représentation du Vir Dolorum le modèle de cette partie du retable de Budapest est le Vir Dolorum provenant de l'atelier de Jaime Serra d'après un modèle siennois du XIV e siècle, et que M. Meiss date de la seconde moitié du XIV e siècle. 50 L'influence siennoise et florentine des environs de 1400 apparaît dans la Vierge de l'autel Saint Sébastien, dont les mains croisées sur sa poitrine rappellent, entre autres, la Vierge du retable de Bonifacio Ferrer. Dans le tableau de Luis Borrassá (Musée Diocésain, Vich) représentant Sainte Pétronille, Marie d'Egypte et Restitutus on remarque les analogies dans les décors sculptés de l'autel. La tête penchée de Marie d'Egypte rappelle le même mouvement de Saint Sébastien. 51 Sur ses retables Borrassá peignait avec préférence des bandes à inscription comme nous le voyons aussi sur le retable de Saint Sébastien. Le type des saints, à cheveux courts, vu sur plusieurs de ses retables, n'est pas éloigné de ceux de l'autel Saint Sébastien. Dans son style cet autel se rettache aux modèles les plus italianisants au temps du gothique inter­national. Il est impossible de l'attribuer définitivement vu son état actuel repeint, mais aussi vu le caractère relativement provincial de l'oeuvre qui fait surgir des doutes. L'auteur, comme le signalent la structure de l'autel et les éléments stylistiques, devait connaître les acquis de Luis Borrassá et de son cercle, ce sont surtout ceux-ci qu'il suit. Selon mon hypothèse, le retable fut exécuté aux en­virons de 1430—1440, dans la région catalane. ÉVA NYERGES " Gudiol Ricart, J., op. cit. (note 19) 91. 48 Post, Oh. R., op. cit. (note 7) 1930, II. 322—24, fig. 191. /,! » Camón Aznar, J., op. cit. (note 10), 230—42, fig. 221. 50 Meiss, M., Italian Style in Catalonia and a Fourteenth Century Catalan Work­shop, in: The Journal of the Walters Art Gallery. Baltimore 1941, IV. fig. 18, 19. 51 Mayer, A. L. Gotik in Spanien, Leipzig 1928, fig. 92.; Gudiol Ricart, J., op. cit. (note 19) fig. 65. C'est un bon exemple de la tête tournée un peu de côté que l'on voit aussi sur le retable de Saint Sébastien.

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