Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 66-67. (Budapest, 1986)
BODNÁR, SZILVIA: Les copies de Hans Hoffmann d'apres un dessin de Dürer
LES COPIES DE HANS HOFFMANN D'APRES UN DESSIN DE DÜRER L'exposition „Albrecht Dürer und die Tier- und Pflanzenstudien der Renaissance" à rAlbertina de Vienne, a permis aux spécialistes, qui attendaient depuis longtemps cette occasion, de déterminer lesquelles des représentations d'animaux et de plantes doivent être attribuées à Dürer et lesquelles sont des copies ou des imitations. Fritz Koreny, l'organisateur de l'exposition, a rassemblé et exposé à côté des dessins incontestablement attribués à Dürer les études d'animaux et de plantes qui, dispersées dans les divers musées et les collections particulières du monde entier et dans le commerce d'objets d'art, étaient considérées par certains spécialistes comme oeuvres de Dürer et par d'autres comme celles de ses disciples ou de ses copistes, tout en rendant ainsi possible la comparaison directe de ces feuilles. 1 Séparer le vrai du faux, déterminer l'attribution des dessins, cela ne fut qu'un des objectifs de l'exposition; elle a soulevé en même temps le problème des débuts des études d'après nature et elle a essayé en plus d'éclaircir leur rôle dans l'épanouissement de l'illustration scientifique et de la nature morte. La question de l'influence des études d'animaux et de plantes de Dürer dans la deuxième moitié du 16 e siècle, l'un des éléments caractéristiques de la „Dürer-Renaissance" de la fin du siècle, qu'il est impossible de détacher de la séparation des originaux et des copies, eut justement un rôle important à l'exposition. A la fin du 16 e siècle et au début du siècle suivant non seulement ses études d'après nature, mais l'oeuvre entier de Dürer constituait la source et le point de repère des oeuvres de beaucoup d'artistes, au début surtout en Allemagne et aux Pays-Bas, puis à la cour de Rodolphe II à Prague et dans d'autres pays européens aussi. 2 Ses oeuvres furent copiées dans sa vie et après sa mort, mais dans la période nommée „Dürer-Renaissance", en dehors des copies ressemblant aux originaux à s'y méprendre, il y avait également bien d'autres témoignages de son influence. Certains motifs, certains détails empruntés à Dürer furent „cités" par les artistes dans de nouvelles compositions; quelques-unes de ses gravures furent repeintes en plus grandes dimensions et certaines de ses oeuvres — plus ou 1 L'exposition est complétée d'un catalogue excellent: Koreny, F., Albrecht Dürer und die Tier- und Pflanzenstudien der Renaissance, München 1985. 2 Sur l'influence et l'appréciation de l'art de Dürer à la fin du 16 e siècle, il est de première importance: Kauffmann, H., Anzeiger des Germanischen Nationalmuseums 1940—1953, p. 18—60; sur les traits caractéristiques du „style durérien" à la cour de Rodolphe II à Prague: Fuciková, E., Umëni 20 (1972) p. 149—166; sur la naissance de la „Dürer-Renaissance" à la résidence de Maximilien I er à Munich: Goldberg, G., Münchner Jahrbuch 3. Folge 31 (1980) p. 129—175.