Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 58-59. (Budapest, 1982)

HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNA: Oeuvres de Murillo dans les collections hongroises

ANNEXE TABLEAUX DE LA GALERIE ESTERHÁZY ET DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS ATTRIBUÉS AUPARAVANT À MURILLO L'ouvrage de Simon Melier sur l'histoire de la collection Esterházy nous révèle que dès 1811 celle-ci devait posséder une ,,Immaculée Conception" attribuée à Murillo. En effet, quand la firme Artaria, une des principales sources d'achat de tableaux, gravures et livres pour le prince Miklós Esterházy, envoya à Laxemburg dix tableaux au choix, il y avait entre eux aussi un Murillo sur ce sujet. Le prince répondit au directeur de la galerie Fischer qui demanda sa décision qu'il ne voulait pas l'a­cheter, car „ist vorhanden". 40 Ce tableau d'ailleurs ne devait pas être un grand chef d'oeuvre puisque son prix était fixé à 50 ors. Dans le premier catalogue imprimé de la Galerie Esterházy paru en 1812, un tableau intitulé ,,Homme avec bêche" est signalé sous le nom de Murillo, parmi les écoles italiennes. Aujourd'hui, il figure dans les catalogues comme oeuvre d'un peintre inconnu de l'Italie du Nord. 41 Bien que, dans la première édition de son livre, Stirling le cite sous le nom de Murillo, déjà dans le premier catalogue du Musée il ne figure pas parmi les oeuvres du maître. C'est l'oeuvre d'un peintre inconnu, probablement italien, et qui n'a aucun rapport avec Murillo. Là même, dans le catalogue de 1812 on trouve sous le nom de Murillo la „Danse Fandango" dont déjà Otto Mündler a mis en doute l'origine espagnole, comme aussi celle du tableau précédent, dans son appré­ciation de 1869 qui a précédé l'achat de la collection Esterházy. 42 Dans son livre cité Zsigmond Orsós se réfère, en parlant de ce tableau, aux conceptions naturalistes de l'école néerlandaise. Depuis lors, ce tableau, à petites dimensions et de faible qualité, s'est avéré être l'oeuvre de Mattheus Berkmans, peintre d'Anvers, exécuté aux en­virons de 1667. 43 De même la „Jeune fille au rouet", inventorié en 1831, n'est pas resté non plus sous le nom de Murillo. Au revers du tableau il y a, avec écriture du XVIII e siècle, la signature „Morillos", mais déjà Otto Mündler, dans son appréciation citée, le mentionne comme oeuvre de Pietro Rotari, 44 attribution adoptée jusqu'à nos jours par tous les chercheurs. Dans les archives Esterházy il y a une facture de 1818 relative au rentoilage sur une nouvelle toile d'un tableau non précisé de Murillo. En 1821 aussi, parmi les factures de l'inspecteur Fischer de la galerie on trouve une mention d'un tableau de 40 Meiler, S.: op. cit. 84. 41 Fischer, J. : Catalog der Gemählde-Gallerie des durchlauchtigen Fürsten Esterházy von Galantha zu Laxemburg bey Wien. Vienne, 1812. No 4. 42 Schätzungsliste von Otto Mündler über die Bestände der Esterházy-Galerie; publié dans Az Országos Magyar Szépművészeti Múzeum állagai. I. Budapest, 1909. 3—40. 43 N° d'inv.: 1021. Couple de paysans dansants. Chêne, 35X47,2 cm. 44 No d'inv.: 643. Pietro Rotari „Jeune fille avec rouet". Toile, 48X39,2 cm. Figure la première fois dans l'inventaire de 1831. 43 Cf.: Melier, S.: op. cit. 128, No 490. 46 Le „Bürgerspital" (Hôpital municipal) était à ce temps-là plutôt un hospice pour vieillards. Peut-être ce tableau, destiné à l'hôpital, avait-il, lui aussi, un sujet convenant à l'endroit (tout comme le tableau ,,L'Enfant Jésus distribuant du pain aux Pèlerins" fait pour l'Hospital de los Vénérables Sacerdotes de Seville, ou la ,,Multiplication des pains" fait pour l'Hospital de la Caridad.) En 1861 le Bürgerspital fut transféré au IX e arrondissement, et plus tard intégré dans Allgemeines Kranken­haus. Nous n'avons aucune mention de date ultérieure du tableau supposé être de Murillo. Ses dimensions (11 Schuh = environ 350 cm.) font, sans le vouloir, penser aux cinq paysages du Palais Santiago, faits comme décoration et complétés de scènes piises à l'Ancien Testament. C'est Cumberland qui, avant 1787, vit pour la dernière fois ces peintures exécutées pour le marquis de Santiago, et en parla comme de „wonderful representation of nature". Cf. : Cumberland, E.: Anecdotes of Emi­nent Painters in Spain during the Sixteenth and Seventeenth Centuries. Londres. 1787. II. 101—102, 123—125. Le tableau est peut-être celui de la série qui est latent depuis 1817, et qui fut acheté par Phillips à la vente aux enchères londonienne A. Delahante (le 30 mai 1817, 246X358 cm). Le tableau représentait la rencontre de Jacob et de Rachel. Cf.: Angulo, D.: Murillo. 1981. II. No 30.

Next

/
Oldalképek
Tartalom