Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 58-59. (Budapest, 1982)

HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNA: Oeuvres de Murillo dans les collections hongroises

Ici, nous publions deux oeuvres attribuées à Murillo, conservées en collec­tion particulière de Hongrie qui ont échappé à l'attention de la recherche inter­nationale, mais qui méritent de toute façon d'être connues aux chercheurs, eu égard surtout à l'année jubilaire 1982, 300 e anniversaire de la mort du maître. Le plus important des deux tableaux ,,La Madeleine repentante" fut connu au public la première fois à la fin du siècle dernier comme oeuvre authentique de Murillo. Bien que, dans les ouvrages y relatifs, ce tableau soit connu en deux autres variantes aussi (sans tenir compte des nombreuses oeuvres sur ce thème, mentionnées dans des catalogues et à des ventes du siècle dernier), nous aussi découvrons la manière du maître sur le tableau conservé en Hongrie depuis presque cent ans (fig. 55). 30 Cette toile a plus de qualité que la ,,Sainte Famille" et son pendant de la Galerie Esterházy. Le personnage principal, Ma­deleine au buste découvert, levant les yeux vers les anges musiciens, est une des plus captivantes des saintes peintes par Murillo. Son expression rayonnante, ses lèvres de belle ligne à moitié ouvertes, les purs traits de son visage rond (fig. 56) nous permettent de nous tenir à l'opinion fixée dans le catalogue de l'exposition de 1968, notamment que c'est une oeuvre authentique du maître. Les anges musiciens, esquissés en grandes lignes, sont proches des types, du modelé, des trois petits anges qui, sur le tableau ,,Fuite en Egypte" conservé à Moscou, regardent sur les pannes de nuages peintes également dans le coin gauche supérieur du tableau. De tels personnages, ayant le rôle de figurants, trahissent dans la plupart des cas l'empreinte de disciples travaillant dans l'atelier. Déjà en 1881, à Paris, à la vente de Beurnonville, le tableau figura comme oeuvre authentique de Murillo, et fut acheté pour 4900 francs (9. V. 1881 N° 669). 31 Le prix élevé atteste également que le tableau fut reconnu pour oeuvre authentique de Murillo. Comme legs du conseiller des mines Lehne, ce tableau est toujours propriété de sa famille, il est en état impeccable mais aurait besoin d'être nettoyé. Les traces des restaurations minimes de jadis ne touchent ni le visage, ni le buste couvert de longs boucles de cheveux. Des versions de la composition, que l'on peut faire remonter à des rémi­niscences du Titien, le plus souvent était publié le tableau de Cologne qui, de 1871 à 1936 était conservé dans la célèbre collection Carstanjen (aujourd'hui au Musée Wallraf-Richartz de Cologne, fig. 57). 3- La provenance de ce tableau peut être suivie jusqu'à la vie de Murillo. Giovanni Bielato (ou plutôt Violato) l'avait légué avec sept autres tableaux à l'église des capucins de Gênes SS. Consolazione. Violato-Bielato mourut en 1674, les toiles se trouvaient donc à Gênes encore du vivant de Murillo, d'où en 1805, avec l'intermédiaire de James Irvin, la Madeleine fut acquise par William Buchanan à Londres. Ensuite ce tableau apparut à la vente des biens de Walsh Porter (14. IV. 1810, N° 35, Londres, Christie), puis était acheté, après avoir passé des temps plus ou moins longs dans différentes collections anglaises, par W. A. Carstanjen de Cologne, en 1871, à Londres, à la collection de J. Niewenhuys. L'histoire du tableau est 30 Toile, 191X154 cm. Collection particulière. Exposée pour la première fois en Hongrie à l'exposition „Murillo et ses contemporains", Budapest, Musée des Beaux­Arts, 1968. 10, 13. Récemment à l'exposition „Oeuvres choisies dans des collections particulières hongroises", Budapest, Galerie Nationale de Hongrie, 1981, tableaux N° 60, 51. 31 Cf. Mireur, H. : op. cit. V. 321. 32 Toile, 139,5XH8 cm. La provenance du tableau et la bibliographie détaillée y relative, voir: Kiesse, B.: Katalog der italienischen, französischen und spanischen Gemälde bis 1800 in Wallraf-Richartz Museum. Cologne, 1973. 87.

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