Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 58-59. (Budapest, 1982)

HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNA: Oeuvres de Murillo dans les collections hongroises

exposée en détail dans le catalogue de Cologne. Entre 1803 et 1805 une faible copie fut faite par le capucin P. Venanzio (160X115 cm), commandée pour l'église de Gênes qui, pour des raisons matérielles, était obligée de vendre le tableau. Le tableau de Cologne est un peu plus large, presque carré. On y voit également, un peu plus effacés et avec de petites différences, les anges jouant du violon, de la flûte et l'ange chantant. La belle pénitente s'accoude sur le livre, ses mains croisées, aux doigts fins, la noble ligne de son cou, son regard dirigé vers le ciel, les dents qui se voient dans la bouche demi-ouverte, sont exactement identiques à la Madeleine du tableau que nous présentons ici. Autant que l'on puisse juger d'après la photo, les cheveux de la Madeleine de Cologne sont plus clairs, son visage est plus spiritualise, et les petits anges dans le coin gauche supérieur paraissent plus frais, d'un niveau artistique plus élevé. L'exem­plaire de Cologne étant plus large, entre le drapé de la mante et le pied dé­couvert la distance est un tout petit peu plus grande. Le drapé des vêtements a des contours moins nets sur le tableau de Cologne, mais l'exécution de tout le tableau est plus riche, plus inspirée que celle de notre musée. Entre les Madeleine de Hongrie et de Cologne la différence notable se pré­sente dans les attributs. Sur la composition relativement plus large il y a plus de place pour les détails. Entre le bord du tableau Carstanjen et le drapé de la mante portée par la femme à genoux sur le rocher, le peintre a placé une croix en bois, posée légèrement sur le crâne et, à côté, un vase à beaume que l'on voit aussi sur le tableau de Beurnonville, et au-dessus, sur le rocher, il y a un livre fermé. Le paysage est plus richement marqué sur le tableau de Cologne, des plantes sortent des crevasses des rochers, sur les deux tableaux un arbre se penche du haut, à droite, vers le milieu, mais sur le tableau de Cologne le feuillage, les branches sont plus abondants, complètent mieux la composition, ils rempliseent pour ainsi dire l'espace et constituent un contraste au groupe des figures d'anges. Dans son ouvrage publié à l'occasion de l'exposition „Murillo and his Drawings" à Princeton en 1977, J. Brown publia un dessin d'une collection particulière madrilène 3 ' 1 provenant, selon lui, de la bibliothèque de la cathédrale de Seville. Le professeur Angulo met en doute,­à juste titre, l'authenticité du dessin 34 vu que le visage de la Madeleine y manque de cette inspiration qui est si saississante sur les deux tableaux. Le copiste (?), tout en s'étant tenu dans tous les détails au tableau de Cologne, a créé un personnage plus vulgaire, au visage plus large, plus tassé. Dans ses proportions le dessin est plus proche du tableau de Cologne que de celui de Hongrie, mais le groupe des anges musiciens y manque. C'est comme s'il n'avait eu plus de force de peindre les autres per­sonnages aussi, ou comme s'il n'avait été intéressé que dans le personnage 33 B r o w n, J. : op. cit. N° 31. Craie rouge et noire. 34 Angulo Iniguez, D.: Exposición de dibujos de Murillo en Princeton, Archivio Espanol de Arte. 199. 1977. 338. Le dessin fut exécuté d'après le tableau de Cologne et n'est pas un dessin préparatoire. C'est une variante, un peu divergente du tableau représentant la Madeleine, où la Sainte, représentée en trois-quarts, porte une chemise large qui ne laisse découverte que son épaule droite. Elle croise les mains devant sa poitrine. Ce tableau était jadis à Londres, dans la collection Beaumont (Cf. Curtis, B. : op. cit. 370). C'est d'après ce tableau, ou d'après une autre variante, que fut exécutée la Madeleine attribuée à Murillo, conservée au Prado (toile, 153X124 cm). Un autre tableau, probablement un faux, est cité par G a y a N u no (Tout l'oeuvre peint de Murillo, Paris, 1980, 369) à San Diego Fine Arts Gallery.

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