Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 58-59. (Budapest, 1982)

HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNA: Oeuvres de Murillo dans les collections hongroises

OEUVRES DE MURILLO DANS DES COLLECTIONS HONGROISES Tandis qu'il y a fort peu de musées importants dans le monde où il n'y ait pas d'oeuvres du maître de Seville, Bartolome Esteban Murillo, ou de toiles provenant de son atelier, dans les collections royales espagnoles ses oeuvres étaient totalement absentes jusqu'en 1734. 1 Pourtant, Murillo était, et longtemps est resté l'unique peintre espagnol dont les oeuvres figuraient dès le XVII e siècle dans les collections étrangères Déjà du vivant du maître sept de ses tableaux passèrent du legs d'un commerçant italien de Cadiz à l'église des capucins de Gênes. 2 Dix ans n'ont pas encore passé après sa mort qu'à Anvers Maximilien Emmanuel II acheta au legs d'un banquier les „Mangeurs de pas­tèques", aujourd'hui conservé à l'Alte Pinakothek de Munich. En 1693, à Londres, à la vente de la collection Melfort, Lord Godolphin acheta pour 80 guinées deux de ses tableaux de genre, 3 et vers 1700 Sir Paul Methuen, ambassadeur de l'empire britannique à Madrid apporta en Angleterre un tableau attribué à Murillo, représentant la Vierge avec son enfant, trônant sur les nuages, avec quatre anges à ses pieds. Ce tableau est toujours dans la collection de Corsham Court de cette famille, à Chippenham/' Dans son ouvrage où il dépouille les catalogues des ventes, Mireur énumère nombreuses oeuvres de Murillo dans des collections, surtout parisiennes, du XVIII e siècle. 5 La popularité de notre maître ne pouvait évidemment pas être comparée à celle des peintres italiens et néer­landais, recherchés en premier lieu à l'époque, mais il est à noter que le tableau dit „Madonna Leganés" fut acquis en 1753 pour la collection du roi de Saxe. (i 1 Entre 1729 et 1734 la cour espagnole séjourna pendant des années à Seville. C'est là que Philippe V et sa femme Isabelle de Parme firent connaissance de l'art de Murillo. Ils ont acquis 20, selon d'autres 29, de ses tableaux que l'on retrouve dans les inventaires des palais royaux, de La Granja, et au palais d'Aranjuez. Cf.: M a d r a z o, F. de: Viaje artistico de très siglos por las colecciones de los Reyes de Espaha. Barcelone, 1884. 178. 2 Cf. : Cassiano de Langasco, P.: Sette Murillo dispersi (?). Liguria. 7 nov. 1938. 17sq. 3 Curtis, B.: Velazquez and Murillo. Londres—New York, 1883. N° 291, 454. 4 Angulo Ihiguez, D.: Murillo. I— III. Madrid, 1981. II. N° 385. Quant à la popularité en Angleterre des oeuvres de Murillo voir: „El Greco to Goya" catalogue de l'exposition (Londres, 1981). 5 Mireur, H.: Dictionnaires des ventes d'art, V. Paris, 1911. V. 321—323. 6 Le tableau fut acheté à Paris, au legs de M. Pasquier. Cf.: Gemäldegalerie Dresden. Alte Meister. 1967. (10 e édition) 74. Selon nos recherches le tableau ne repré­sente pas un membre féminin de la famille Leganés, c'étant impossible, vu les dates. Le tableau fut, peut-être, exécuté sur commande de l'archevêque de Seville Leganés, et après sa mort, vu la demande précoce pour les tableaux de Murillo, fut acquis à Paris avant le milieu du XVIII e siècle.

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