Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 56-57. (Budapest, 1981)

POGÁNY-BALÁS, EDIT: Remarques sur une peinture de Lodovico Dondo: réplique de la Cene de Leonard de Vinci

cet événement important dans la vie du Christ du côté humain, avec dramatisme, d'une manière captivante et pleine de vie, de sorte que son oeuvre, tout en étant un des sommets de l'art chrétien, présente un sens profond pour toute l'huma­nité en tant que représentation d'un des plus nobles bienfaiteurs de l'humanité trahi par un de ses amis. Léonard représente la trahison du Christ par un de ses amis, mais en même temps aussi l'institution de l'Eucharistie en tant que dernière volonté, le testa­ment de ce noble bienfaiteur, qui prévient ses amis de sa mort imminente, leur confie le destin de son oeuvre qu'ils doivent accomplir. Les trois moments de la Cène: la trahison selon l'Evangile, l'institution de l'Eucharistie, l'annonce de la passion du Christ, sont représentés chez Léonard avec exactitude, condensés dans une scène. Il représente ici les éléments ecclésiastiques aussi avec la plus grande exactitude, sans mettre aucun par trop en relief, mais d'une manière compréhensible, concise, comme jamais avant et après lui personne n'en a été capable et que les copies ne peuvent jamais rendre complètement. L'élément humain, adressé à toute l'humanité, même à ceux qui ne connaissent peut-être pas les événements de la Cène, est représenté d'une manière absolument com­préhensible pour tous: la tristesse d'être trahi, et aussi l'annonce de sa dernière volonté comprenant certainement un moment qui remplit de frayeur ses dis­ciples, l'annonce de sa mort toute proche, son oeuvre, son enseignement, son héritage confiés à ses amis et disciples, tout cela condensé dans une scène. Léonard représente tous les éléments substantiels de la Cène, et ce, même abstraction faite de la scène biblique, d'une puissance qui le rend valable pour toute l'humanité. Cependant, les copies mettent toujours par trop d'accent sur tel ou tel détail, et les représentations ultérieures mettent l'accent sur différents détails. Cette unité ne s'observe que chez lui et, fait intéressant, c'est précisément cela qui permet aux chercheurs d'expliquer différemment les gestes, la position des mains du Christ, la vaisselle devant lui, les détails etc. Les copies soulignent exces­sivement tel ou tel détail, par exemple l'effroi des apôtres qui est causé non seulement par la trahison du Christ, mais aussi par l'institution de l'Eucharistie ce qui est montré précisément par le visage de l'apôtre Jacques le Majeur dé­formé par la frayeur exagérée, et ce en dirigeant son regard sur le pain et le vin devant la main gauche du Christ. Ce visage épuvanté, déformé à l'excès, revient pour la première fois dans les copies, sur celle de Lomazzo, lü en 1561, ,(i L'expression du visage, par trop décomposé, de la tête de l'apôtre Jacques s'observe bien sur la fresque de G. P. Lomazzo, faite en 1561 pour le monastère Santa Maria délia Pace à Milan. Repr.: Möller: op. cit. fig. 103; Dans l'expression du visage de l'apôtre Jacques la consternation est causée aussi par l'institution de l'Eucharistie, non seulement par l'effroi que provoque la trahison, comme le signalent à propos de la peinture murale originale de Léonard A n t o n i e w i t z, J. B.: Das Abendmahl Lionardos. Anzeiger der Akademie der Wissenschaften in Krakau. Phi­lologische Klasse. Cracovie, 1904. 53—56.; Einem, H. von: Das Abendmahl des Leonardo da Vinci. Arbeitsgemeinschaft für Forschung des Landes Nordrhein-West­falen. Geisteswissenschaften H. 99. Cologne, 1961. 68.; „Leonard a aussi représenté, comme le sujet l'exige, l'Institution du Sacrement Eucharistique. C'est ce que n'a pas vu Goethe, ni d'autres commentateurs plus récents ... Ce n'est pas seulement l'annonce de la trahison, mais bien aussi l'Institution de l'Eucharistie qui reprend vie ici. Faisant allusion au Mysterium Fidei, le Christ s'offre lui-même comme victime. La Cène de Léonard de Vinci a rendu au sujet traité toute sa signification."; Steinberg: op. cit. 306 selon lui déjà Luca Pacioli se réfère, à côté de la trahison, au symbole de la rédemption, et Bartolomeo da Siena l'appelle ,,cène mystique"; à la page 310 il signale que la formule „prenez, mangez" est une référence à la scène

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