Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 56-57. (Budapest, 1981)

CZÉRE, ANDREA: Esquisses nouvellement découvertes de Giuseppe Cades aux peintures murales a Ariccia

les peintures murales des salles d'Arioste au Palazzo Chigi dAriccia dont l'auteur est, selon les documents des Archivio Chigi, Cades. 4 L'attribution antérieure à Girgenti de ces feuilles remonte certainement à la collection Esterházy où elles figuraient avec un dessin signé de Girgenti. 5 Malgré les caractéristiques absolument différentes du style — peut-être parce que Girgenti était très peu et Cades absolument pas connu — cette attribution traditionnelle fut adoptée par le Musée des Beaux-Arts aussi, et ces feuilles figuraient à une exposition de 1941 comme oeuvres du maître napolitain. 6 Parlant des décorations, consacrées à la poésie de l'Arioste, dans les deux salles du Palazzo Chigi d'Ariccia, Michèle di Macco 7 le premier et ensuite Caracciolo Arizzoli 8 publièrent des dessins aussi. Les sept dessins publiés par Macco se rapportent aux peintures murales allégoriques Graecia Vêtus et Italia Nova à Archivio Chigi (Vatican, Biblioteca Apostolica), ainsi qu'à quatre épi­sodes du Roland Furieux. 9 Caracciolo publia encore aux deux peintures murales allégoriques deux dessins conservés à Lisbonne. Dans son étude, sans nier que les illustrations sont de Cades, à propos de la scène de balcon dans l'histoire de Ginevra, princesse écossaise, elle fait mention, tout comme Macco, de la faible qualité du dessin. 10 Connaissant la série de dessins de Budapest, d'une qualité excellente, nous pouvons mettre en doute l'attribution à Cades des dessins de l'Archivio Chigi, voire nous sommes en mesure de ne pas l'accepter concernant le dessin où Olympia est représentée avec Orlando et Oberto. Le côté fort de Cades dans la représentation des figures humaines est le rendu des gestes avec des contours pleins d'entrain, ainsi que le modelé qui témoigne de connaissances précises de la structure anatomique du corps, conjuguées avec un goût formé par la sculp­ture antique et les oeuvres des grands maîtres de la Renaissance, avec la réali­sation des proportions et de l'idéal de beauté classiques. Vu tout cela, il est improbable qu'il soit l'auteur du dessin conservé au Vatican 11 représentant le rendez-vous de Polinesso et Dalinda, suivante de Ginevra. La femme au balcon, se penchant pour accueillir son amant, a un profil et une main tendue, dessinés avec maladresse et primitivement — par exemple les doigts pointus — ce qui est inconnu dans les dessins de Cades. Les figurants de la scène du fond et les détails du château sont dessinés avec les mêmes défectuosités. Les défauts et faiblesses sont particulièrement frappants si nous comparons ce dessin avec la feuille de Budapest (fig. 109), qui représente la même scène. On y retrouve les mêmes lignes et formes mais dans leur fraîcheur primaire et sans tracés dé­fectueux. On arrive à la même conclusion en comparant le dessin représentant l'épisode d'Olympia, Orlando et Oberto 12 avec son correspondant conservé à ''Macco, M. di: Graecia Vêtus, Italia Nova. Annuario dell'Istituto di Storia dell'Arte. 1973—74. 353. 5 Amourettes forgeant du fer. Signé: Paolino Girgenti delineo nel 1817 in Napoli. N° d'inv. 2653. Dessin minutieux à encre de Chine, destiné probablement à une gravure. 635X505 mm. 6 Chefs d'oeuvre de la littérature mondiale en images. Musée Hongrois des Beaux­Arts. Exposition 78 du Cabinet des Dessins et Estampes. Budapest, novembre 1941 No du catalogue 39, 41, 43, 49, 51, 53, 55, 191, 192, 193, 194, 195, 196. 7 Voir note No. 4. 8 C a r a c c i o 1 o, M. T. : 1977. op. cit., voir note 3. 9 M a c c o, M. di : op. cit. fig. 6, 7, 8, 13, 14, 15, 16. 10 Caracciolo, M. T. : 1977. op. cit. 256. 11 M a c c o, M. di: op. cit. fig. 8. 12 ibid. fig. 16.

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