Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 56-57. (Budapest, 1981)
CZÉRE, ANDREA: Esquisses nouvellement découvertes de Giuseppe Cades aux peintures murales a Ariccia
Budapest (fig. 118). L'Orlando du dessin de Budapest, figure bien proportionnée, vigoureuse, mais élégante, se transforme sur le dessin conservé à Archivio Chigi en un personnage grossier, trapu et qui témoigne des déformations typiques des copies faibles. Les fins traits classicistes d'Olympia, son nez droit, ses sourcils arqués, y sont également déformés au point de devenir comiques. Les mêmes déformations s'observent sur la figure du monstre marin au coin droit en bas, et dans le groupe du roi Oberto et ses guerriers. Partant de tout cela ces deux dessins de la bibliothèque du Vatican doivent également être pris pour des copies. Dans la scène intitulée le Sauvetage d'Olympia, le groupe des morts au premier plan, qui figure sur la feuille de Budapest, manque sur la copie. Comme cette peinture murale est détruite, 13 nous ne savons pas si ce groupe y figurait ou non, mais il est probable que ce soit non, car dans le cas contraire l'auteur de la copie, faite probablement en connaissance de l'oeuvre, y aurait ajouté ce détail aussi. Ce nonobstant nous sommes en droit de constater que les copies citées de la bibliothèque du Vatican ont été faites d'après les dessins de Budapest et non pas d'après les peintures murales. Dans la scène du balcon par exemple, tous les traits suivent le dessin: du côté gauche l'arbre du premier plan, la pierre esquissée, le décor sur le côté droit du mur de la maison, tout cela correspond au dessin et non pas aux formes plus travaillées mais quelque peu transformées de la peinture murale à tempéra. Les autres illustrations au Roland Furieux de l'Archivio Chigi, sur lesquelles, tout comme sur ces deux-là, le prince Mario Chigi (|1914) a écrit le nom de Cades et la date de 1787, par erreur paraît-il, sont vraisemblablement des copies des feuilles de Budapest. Selon le témoignage des documents, Cades arriva à Ariccia en 1788 1,1 afin de, chargé par le prince Sigismunde Chigi, dont il a déjà décoré le palais à Rome, lj transformer la salle déjà avant dédiée à l'Arioste. Nicola La Piccola fut chargé en 1781 de faire la première décoration. Les murs étaient ornés en haut par les figures des neuf Muses et d'Apollon et par des reliefs en mémoire d'Homère et de l'Arioste, et en bas par dix-sept petites illustrations à l'oeuvre de l'Arioste. Tout cela, nous le savons grâce à la description faite par Piccola lui-même. 16 La décoration de la bande supérieure du mur est restée inchangée, mais la place des dix-sept champs d'en bas était occupée par les grandes peintures murales à tempéra de Cades: dans cinq champs et sur trois sopraporta les illustrations au Roland Furieux, et, en accord avec les reliefs d'Homère et de l'Arioste, les monochromes représentant les allégories de la Grèce et de l'Italie. Les chercheurs qui s'étaient occupés de ces décorations ont déjà parlé en détails de l'iconographie des peintures, de la popularité au XVIII e siècle de l'Arioste. 17 Cades a exécuté en deux étapes les décorations à Ariccia consacrées au Roland Furieux. En 1788 il commença les dix grandes compositions de la première salle,' 8 et en 1789 il fut chargé de décorer la deuxième salle 19 où il a peint quatre autres scènes de petites dimensions. Le 11 septembre 1790 l'honoraire est payé à Cades pour la décoration de la deuxième salle, la Stanza de'grotteschi, 13 C a r a c c i o 1 o, M. T.: 1977. op. cit. 261. note 47. 14 Voir note 4. 15 Macco, M. di: op. cit. 347—350. 16 cité ibid 352. note 11. 17 Macco, M. di: op. cit. et Caracciolo, M. T.: 1977. op. cit. 18 Voir note 4. 19 Macco, M. di : op. cit. 361.