Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 55. (Budapest, 1980)

BENKŐ, ÉVA: Sur un „Portrait de femme" par Godfrey Kneller

dans plusieurs des tableaux de Lely parmi lesquels „The Little Girl in Green" (Chatsworth, coll. Devonshire), 40 „Sleeping Nymphs by a Fountain" (Dulwich College Picture Gallery), 41 „Mary II when Princess" (British Royal Coll.), 42 ou sur le portrait ci-mentionné de la duchesse de Portsmouth (fig. 37) 43 et harmonise bien avec le coloris de toutes ces compositions, mais le même se détache un peu de la tonalité de notre portrait. Un autre trait négatif se présente, à notre avis, dans le modelage picturale des lèvres où nous avons beau chercher les réflexes de lumière rendant la bouche vivante et plastique qu'on peut apercevoir dans les oeuvres autographes de Lely. Puis nous trouvons trop fort le réflexe de la couleur rouge des lèvres sur le bord de la paupière et dans le coin de l'oeil. Ce irait n'est pas si fortement accentué dans les oeuvres authentiques de Lely, au moins dans celles que nous avons eues la possibilité d'étudier. Il est possible que cette spécialité doit à une restauration supposée, mais le journal de restau­ration du musée n'en contient aucune information et l'histoire de la peinture antérieure à son entrée au musée n'est pas connue. 44 Même si la circonstance que — à l'exception de quelques oeuvres exécutées de son atelier — toutes les analogies 45 servant de points de repère à l'analyse et à la découverte des traits caractéristiques et des rapports du „Portrait de femme" attribué à Godfrey Kneller dans le catalogue sommaire des peintures anciennes du Musée des Beaux-Arts de Budapest, sont les oeuvres autographes de Lely, ou faites au moins en partie de sa main, ou bien gravures contemporai­nes ou presque contemporaines d'après ses originaux, soutient en quelque me­sure l'hypothèse qu'il faut chercher l'auteur de la peinture non pas dans Kneller, mais dans Lely. Mais certains traits négatifs ci-signalés soulèvent, par rapport à notre por­trait, de même que généralement aux autres oeuvres attribuées à Lely et à Kneller, la question de l'original, du travail d'atelier et de la copie. Pour résoudre ce problème il faut cependant mieux connaître l'oeuvre de Lely, les gravures contemporaines ou presque contemporaines faites d'après ses originaux, l'acti­vité de ses assistants, de ses élèves et des portraitistes de son époque. La litté­rature spéciale nous doit encore malheureusement dans ce domaine et le grand nombre des oeuvres dispersées aux enchères ou cachées dans des châteaux rend très difficile de répondre à ces questions. Malgré tout, la considération de quel­ques observations peut nous servir de points d'appui à en tirer des conclusions, au moins hypothétiques. Lely, étant de formation de Haarlem, fut brillant coloriste à grande routine. En conséquence, les traits négatifs picturaux de notre portrait et l'absence déjà mentionnée du regard rêveur tellement caractéristique des oeuvres de Lely (des portraits de femme) de la période ci-traitée et la circonstance que notre tableau 40 Millar, O.: Sir Peter Lely. Londres, 1978. No du cat. 20. Pl. en couleurs II. 41 Ibid, no du cat. 25. Pl. en couleurs II. 42 G i b s o n, R., Roberts, K. : British Portrait Painters. Londres, 1971. pl. 12 (en couleurs). 43 Connoisseur, Vol. 200 (February 1979), fig. en couleurs: v. la première page de la couverture. 44 Sous ce rapport nous aurions pu être bien aidés par l'oeuvre ci-mentionnée de C. H. Collins Baker (Lely and the Stuart Portrait Painters, 1912) qui traite, de manière approfondie, le coloris de Lely, mais que nous n'avons pas eue la possibilité de nous acquérir. 43 Grâce à M. John Sunderland nous avons eu l'occasion d'étudier toute la ma­tière de Lely et de Kneller de Witt Library à Londres.

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