Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 55. (Budapest, 1980)

BENKŐ, ÉVA: Sur un „Portrait de femme" par Godfrey Kneller

la même pose maniériste de la main et des doigts, ainsi par exemple le portrait de la duchesse de Cleveland (coll. Marquis of Exeter) compté autrefois parmi les oeuvres de Lely, puis attribué par Sir Oliver Millar à Wissing et celui de „Margaret Sawyer, Countess of Pembroke" (Wilton House, Wiltshire). 24 Mais ce motif apparaît de temps en temps dans l'oeuvre de Kneller aussi, par exemple sur son Autoportrait, 25 sur le portrait de Sir Richard Steele et sur quelques autres portraits de ,,Kit-cat" (tous sont conservés dans la collection Kit-cat de National Portrait Gallery à Londres). Ce type de main conçu, comme nous l'avons vu, par Van Dyck, ne peut pas être pris, d'après le témoignage des exemples ci-énumérés, pour un motif carac­téristique exclusivement des oeuvres de Lely ou de son atelier, bien qu'il appa­raisse dans plusieurs de ses oeuvres. Par contre la main droite de la personne représentée sur notre tableau, reposant sur ses genoux (fig. 36) présente une analogie si frappante du type de main visible sur le portrait autographe de Lely représentant la duchesse de Portsmouth (fig. 35) 2ti qu'il faut le prendre en con­sidération à la question de l'auteur de notre tableau. Le caractère spécifique de ce motif est encore renforcé par ce qu'il se rencontre fréquemment dans l'oeuvre de Lely, ainsi par exemple, en dehors des tableaux ci-mentionnés, sur le portrait représentant Marie de Modène comme duchesse de York (fig. 39), 27 sur celui d'Elizabeth Chute, femme de Sir James Oxenden (2nd baronet, coll. Oxenden), 28 de plus sur l'un de ses portraits d'homme (Chatsworth, coll. Devonshire). 29 Par rapport à l'analyse de notre portrait, nous voudrions y ajouter encore quelques mots sur le costume brièvement décrit ci-dessus de la personne rep­résentée. Dans son étude intitulée „The Establishment of Roman Dress in Seven­teenth-Century Portraiture" 30 Diana de Marly présente l'exigence intellectuelle du 17 e siècle influençant décisivement les costumes dans lesquels les modèles furent représentés par les portraitistes et les sculpteurs de portrait de l'époque. Les discussions"étendues artistiques et littéraires relatives à ce sujet qui donnent en même temps un aperçu intéressant de la mentalité de l'époque, découvrent qu'on prit pour l'une des exigences les plus importantes d'exprimer par costumes le „decorum", c'est à dire le statut social de la personne représentée. 31 Mais ce qui constitua un voeux encore plus général, fut la représentation d'un costume de caractère ancien, intemporel, n'étant pas sujet aux changements de la mode qui est ainsi capable d'élever la personne représentée d'entre les gens quotidiens, de l'éterniser dans le sens étroit du mot et par cela l'oeuvre même ne devient jamais démodé. L'art de portrait du 17 e siècle connut deux types de costume de caractère intemporel dont l'un fut constitué par la mode de l'Arcadie née aux Pays-Bas dans les années vingt du siècle et existant à peu près pendant un demi-siècle. 24 Wilkinson, N. R.: op. cit. n° de cat. 132, p. 371, fig. 132. 25 Stewart, J. D.: Sir Godfrey Kneller. Londres, 1971. No du cat. 3. Fig. ibid. p. 16. 26 Le tableau a figuré comme l'original de Lely à l'exposition ci-mentionnée du maître à National Portrait Gallery de Londres en 1978. 27 Millar, O.: op. cit. no du cat. 245. 28 Manners, V. : op. cit. fig. : p. 123. 2! ' Millar, O.: Sir Peter Lely. Londres, 1978. No du cat. 5, fig. 5. 30 Burlington Mag., Vol 117 (July 1975), 443—451. 31 Ibid. 448.

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