Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 53. (Budapest, 1979)

KAPOSY , VERONIQUE: Une oeuvre de François Verdier

132. François Verdier: Le serpent d'airain. Chicago, Art Institute, Guiiey Memorial Collection tableau intitulé „Junon attache les yeux d'Argus à la queue de son paon". 1. Dans l'analyse des peintures du Trianon 18 on a déjà indiqué l'utilisation de nuances plus fines à côté de l'exécution technique traditionnelle des oeuvres de Verdier. Dans la composition de Budapest, ..Le serpent d'airain", précisément à cause de son travail moins fini, on est frappé de voir à côté des couleurs répondant au goût du XVII e siècle, des bleus et des verts foncés, des rouges, aussi des nuances plus particulières, comme des couleurs saumonées plus claires ou des violets plus foncés. Si le caractère inachevé de notre tableau ne représente pas d'obstacle dans son attribution, il rend bien plus difficile la tâche de le situer dans l'oeuvre du maître.L'accent mis sur les éléments poussinesques source de l'ancienne attri­bution erronnée. ne devait pas seulement servir les intérêts commerciaux du vendeur, et ne relève pas seulement des connaissances relatives à l'ancienne peinture française qui, à la fin du XVIII e et au début du XIX e siècle, étaient souvent limitées aux plus grands noms. En effet, dans la seconde moitié du XVII e siècle, ni les grands maîtres français, ni les maîtres moins notables ne pouvaient entièrement échapper à l'influence de Poussin. C'est précisément à propos du ,,Serpent d'airain" de Le Brun que les chercheurs se réfèrent à la grande influence de Poussin. Toutefois, en dehors de ce lien indirect, Verdier avait utilisé les motifs de telle ou telle oeuvre de Poussin, comme cela fut 17 Schnapper, A. (1967): op. cit. Fig. 30. Cat. I. 38. Sur le tableau de Buda­pest, Verdier voulait placer la scène biblique sous le même éclairage que celui du dessin au lavis qui représente une autre scène de l'histoire de Moïse, celle où il reçoit au Sinaï le Décalogue (Musée de Pontoise). Là, la lumière perce d'entre des nuages sombres et prête à la scène un éclairage particulier comme d'autre monde. (Aquarelles et dessins du Musée de Pontoise. Exp. du Musée Tavet. Pontoise, 1971—1972. N« 100.) 18 Schnapper, A.: Peinture classique tardive à Trianon, in: Il mito del clas­sicismo nel seicento. Messina-Firenze, 1964. 221.

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