Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 51. (Budapest, 1978)

AGGHÁZY, G. MARIE: „Locus amoenus" et „vinculum delictorum" dans l'art de la Renaissance

„LOCUS AMOENUS" ET „VINCULUM DELICTORUM" DANS L'ART DE LA RENAISSANCE Une interprétation cosmologique d'une part, l'influence de „locus amoe­nus" de l'antiquité de l'autre, semblèrent expliquer, — ces dernières décades — la représentation de la Sala délie Asse de Léonard. 1 Tout en acceptant la connaissance des auteurs antiques, soit des manuscrits, soit des éditions de la deuxième moitié du XV e siècle, d'après notre supposition, il faut tenir compte de l'influence d'une tradition continue et persistante dans le choix de ce thème. D'autant plus, que dans les sources auxquelles nous ferons référence le „locus amoenus" de l'antiquité classique et tardive se trouve accom­pagné du motif du „paradis biblique". Ces sources nous aideront donc à élucider le contenu conceptuel de l'emploi des noeuds et des liens, censés d'être d'ori­gine islamique (fig. 50). Déjà en 1948 Curtius a démontré que le motif employé d'abord par Homère (Iliade II, 751—758) se retrouve dans la description de la vallée de Tempe chez des auteurs ultérieurs: comme Théopompe, Virgile, Pline l'Ancien. Les premiers auteurs chrétiens, comme Prudence du IV e siècle, Sedulius, Dracontius du V e siècle et enfin Boniface (env. entre 680 et 755) l'empruntèrent à Aelia­nus, du commencement du III e siècle, en identifiant le paradis de la Bible avec l'»amoenitatis locus«. 2 C'est également Curtius qui rapporte quelques expres­sions semblables du rituel romain et celles des cérémonies mortuaires et funé­raires, où nous pouvons aussi trouver la source du thème de Léonard. Toute­fois la référence au rituel doit être traitée avec précaution. Car le premier » Ri­tuális Romani« général et officiel dont nous possédons des précédents dès les VI e et VII e siècles 3 fut rédigé en 1614 par la commission de Paul V. Depuis 633 les paroisses doivent faire usage du »libellus officialisa; le »libellus ordi­nis-« est mentionné en 742. C'est à partir des VIII e et IX e siècles que les livres 1 Börsch-Supan, E.: Garten- Landschaft- und Paradiesmotive im Innen­raum. Berlin. 1967. pp. 244—251.; Volker. H.: Leonardos Ausmalung der Sala delle Asse. Mitteilungen des Kunsthist. Inst, in Florenz. XVI, Firenze, 1972. pp. 51—62. 2 Curtius, E. R. : Europäische Literatur und lateinisches Mittelalter. Bern, 1948. pp. 203—205.; Thoss, D.: Studien zum «locus amoenus» im Mittelalter. Wien­Stuttgart. 1972. pp. 11—13. 17.; Prudent i us, A. Cl.: Liber Cathemerinon ... III, 101. ed.: Cumingham, M. P. Brepolis. 1966. p. 14.: „Tunc per amoena virecta jubet frondiconis haibitare locis...; Sedulius, C: Opera omnia, ed.: Huemer, J. Vindo­bonae, 1885. p. 19. Paschalis Carminis lib. I, 51—56.; Dracontius, B. Ae.: De laudibus Dei. I, 1Ö1 —186. ed. Weyman, C: Beitr. z. Gesch. d. ohristl. lat. Poesie. 1926. pp. 142—160. 3 Radó, P.: Enchiridion Liturgicum. Romae, Freiburg i/Br. I —II 1966. I, pp. 498—509.

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