Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 51. (Budapest, 1978)

AGGHÁZY, G. MARIE: „Locus amoenus" et „vinculum delictorum" dans l'art de la Renaissance

pontificaux réservés aux évêques sont distingués des livres rituels pour l'usage du bas clergé et leurs variantes les plus diverses sont mentionnées par des noms suivants: « manuale », « agenda », « Ordinarius », « sacerdotale ». 4 Le premier livre sacerdotal imprimé et révisé, paru en 1523 à Rome, amena une unification officielle. J. Mabillon (+1707) cherche l'origine des manuscrits au XI e siècle. Mais à présent l'origine des cérémonies funéraires et celle de leurs textes nous importe moins que de savoir comment ils furent employés et combien ils furent connus au temps de Léonard, dans la deuxième moitié du XV e siècle. Nous ne citerons donc que brièvement les opinions concernant la prove­nance des plus importants textes et énumererons quelques exemples afin de pou­voir obtenir une image de leur propagation. L'onction à l'huile sacrée et la dernière communion font partie de la liturgie funéraire. Ce sont les viatiques pour les gravement malades. Le « commendatio animae «, la recommandation de l'âme à Dieu résume les textes des prières dites pendant l'acte de décèSi L'inhumation du mort se déroule également à l'accompagnement des prières, des messes votives spéciales et de l'office de morts. Plusieurs reliefs d'une voûte, provenant de Podgoritza en Albanie, correspondent à une description dans le texte du « commendatio »: aux événements bibliques de la litanie « Suscipe­Libera ». Ils furent exécutés au III e siècle, à une date précédant tous les textes écrits — preuve pour la plus précoce existence de la « liturgia commendatio »:' D'autres prières de la liturgie, récitées encore aujourd'hui, étaient en usage dès le commencement du VI e siècle et on a prétendu leur origine gélasienne. 6 Parmi les dernières prières du texte, celui qui commence par: „Tibi Domine commendamus ..." paraît à plusieurs d'être le plus ancien. 7 De notre point de vue, la prière « Commendo te ..." qui précède la litanie « Suscipe-Libera » et concernant laquelle plusieurs opinions sont connues, est d'une grande importance. Elle proviendrait d'un passage de la « Vita Melá­niáé » 8 de Gerontius (383—439). Par contre dans l'édition allemande on peut constater que seulement un fragment de la longue prière rappelle une tournure de la « Vita ». 9 Ainsi devons-nous nous ranger du côté de l'opinion de Maertens et de Heuschen, qui datent cette prière vers l'an 1000 et la citent comme insérée dans une lettre de Pierre Damian. 10 La pensée que l'on trouve dans les auteurs chrétiens, jusqu'à Boniface, résurgit dans un nouveau contexte: ,, . . . constituât te Christus . .. intra paradisi sui semper amoena virentia ..." Mais d'autres pen­sées de Gelase se répètent également, peu atténuées : « ... ille ab omnibus pec­catis tuis te absolvat . . . » Dans le « Sacramentarium Gélasianum » on peut lire: «... vinculis corporalibus liberatum ... ». ou « ... vinculis horrendae mortis exutae .. » n (sic !). 4 E i s e n h o f er, L.: Grundriss der kath. Liturgik. Freiburg i/Br., 1926. pp. 17, 23, 163, 256.; Encyclopedia cattolica. X, Roma, 1953.: Rituale romanum. 5 Maertens, T. — Heuschen, L. : Die Sterbeliturgie der kath. Kirche. Fa­derborn, 1959. pp. 46—49. 6 H, A. Wi 1 s o n, M. A. : The Gelasian Sacramentary. Liber sacramentorum Rom. Eccl. Oxford. 1894. pp. 66., 299. 7 Maertens, T. — Heuschen, L.: op. cit. pp. 56—-57. 8 Eisen h of er, L.: op. cit. p. 256. 0 Gerontius Das Lében der Hl. Melánia. Aus der Griech. v. St. Krottentha­ler. Kempten—München. 1912. § 70. 10 Maertens, T. — Heuschen, L. : op. cit. p., 58. " H. A. W i 1 s o n, M. A.: op. cit. pp. 295^296, 310.

Next

/
Oldalképek
Tartalom