Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 51. (Budapest, 1978)
URBACH, SUZANNE: Un tableau inconnu de Hendrick de Clerck au Musée des Beaux-Arts
la Légende Dorée l'arbre miraculeux est appelé persidis — pêcher, dans d'autres textes, surtout en Europe du Nord, il peut être pin, sapin, en Angleterre cerisier, ailleurs oranger. 44 Jusqu'au XVI e siècle, la cerise a un sens symbolique important, il renvoie à Jésus. La sainte famille au repos est assise sous un cerisier par exemple sur une gravure de Crispin de Passe faite d'après Metsys (?). 45 Les peintres nordiques ne voyaient aucune contradiction dans le remplacement par un autre de cet arbre qui offre, d'une façon miraculeuse, ses fruits dans le désert. Chez Clerck, la légende devait avoir gardé sa forme traditionelle, car à côté du citronnier l'ange tient à la main une palme. Mâle a plus d'une fois souligné qu'après le concile de Trente, parmi les légendes apocryphes interdites, c'est précisément la Fuite en Egypte et le Miracle du palmier qui survécurent avec une intensité invariable, de plus, les représentations de ce miracle jouissaient d'une nouvelle vogue à la fin du XVI e siècle. 46 Dans la peinture des anciens Pays-Bas méridionaux, au XVI e siècle, Joachim Patinir donna une forme, devenue populaire, au thème du Repos. E. Landolt attira l'attention sur l'oeuvre d'un suiveur de Patinir où apparaît le motif apocryphe de l'ange qui arrache une branche de palmier. 47 (fig. 108). Sur notre tableau la légende n'est pas reproduite sous la forme à la Patinir, mais on y découvre une tradition iconographique identique. Il est également indiscutable que le motif de l'ange tenant à la main une palme et une couronne vient de l'héritage de Martin de Vos, dans les oeuvres de qui ces accessoires ne signifient souvent autre chose que les motifs traditionnels de triomphe des sujets mythologiques ou religieux. Chez les romanistes flamands, les anges volants, appartenant à la tradition flamande, sont remplacés par les putti profanes de la Renaissance italienne. Outre la palme, l'ange qui offre du raisin et les anges qui chantent constituent également un élément de l'iconographie du Repos. Du raisin, des pommes, des cerises ou autres fruits sont offerts sur un plat à la Sainte Famille au repos. Au XVI e siècle encore tous les fruits sont revêtus d'un sens symbolique caché. Le raisin est le symbole le plus général de Jésus, signe de la nature humaine du Christ. Son autre signification est d'être le symbole de l'Eucharistie, du sang de Jésus, sur la base de l'Evangile selon Saint Jean « Ego sum vitis vera » (15. I.). 48 La vigne et le raisin ont pris divers types iconographiques, et même au XVI e 44 Horton, A.: The Child Jesus. Londres, 1975. p. 118 sq. 45 Plus exactement Saint Joseph met dans la main de l'Enfant des cerises. Cela ne peut guère être une composition de Metsys: Hollstein, XV, p. 138, No 88. 46 Mâle, E.: L'art religieux après le concile de Trente. Paris, 1932. p. 257 sq; Réau, L. : Iconographie de l'art ohrétien. Paris, 1955. H, 2. p. 281. Une peinture de Johann König se trouvant aux Musée Chrétien d'Esztergom représente cette même scène au palmier. Voir: Czotoor, Á.: Zwei unbekannte Bilder des Johann König. Pantheon, XVIII. 1960. L'article ne fait aucune mention à la particularité iconographique du tahleau. 47 Landolt, E.: Legenden um die Flucht nach Ägypten. Sandoz Bulletin, Bale, No 36, 1974. p. 33. Je saisis l'occasion pour la remercier de son aide aimable. Le tableau: Bâle, Kunstmuseum, No d'inv. 1355, bois 37,5 x 51 cm. Catalogue 1957. p. 118. Cercle de Patinir, vers 1500. Koch, R.: Joachim Patinir. Princeton, 1968. Cat. No 2, fig. 91, attribué au Maître des demi-figures. Franz, H. G. : Niederländische Landschaftsmalerei im Zeitalter des Manierismus. Graz, 1969. Bd. I. 48 Ferguson, G.: Signs and Symbols in Christian Art. Reprint, 1975. p. 31. Berg ström, I.: Disguised Symbolism in Madonna Pictures and Still Life. The Burlington Magazine, XCVII, 1955. 304 et ailleurs. Il cite Saint. Augustin: Jésus, la vigne de la Terre Promise ...