Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 46-47. (Budapest, 1976)
SZILÁGYI, JEAN-GEORGES — SZABÓ, NICOLAS: Art antique au musée Déri de Debrecen et dans d'autres collections hongroises
médianes des deux fleurs sont côtelées. Sur la face B du col, sous les moulures, des rayons s'amincissant en bas en traits, tout comme sur le pied. Sur l'épaule A —B: rangée de languettes noires encadrée de lignes. Au-dessous de la zone figurée une rangée d'oves. Sur la panse cortège nuptial, commençant sur le bord gauche de la face A; elle n'est pas composée dans l'axe du vase. A gauche une femme vêtue d'un manteau; à droite d'elle la fiancée et en face d'elle le fiancé (ce dernier est sous l'anse), tous deux enveloppés d'un manteau; derrière eux (déjà sur la face B) une femme tournée à moitié en face, reposant sur le pied droit; elle est vêtue d'un peplos long muni d'un court apoptygma lié audessus des hanches, tenant dans chaque main une torche; derrière elle une femme portant un long chiton et un manteau et tenant peut-être un ruban. Sous l'autre anse un kalathos. Pour les loutrophores attiques à figures rouges en général est fondamental P. Wolters, Athen. Mitt. 16 (1891) p. 371 et suiv.; sur leur destination R. Ginouvès, Balaneutiké. Paris, 1962. p. 254 et suiv.; G. Bakaiakis, Antike Kunst 14 (1971) p. 82, note 57 (la bibliographie récente). Scènes nuptiales sur les loutrophores attiques à figures rouges: Haspels, BCH 1930, p. 440—41 et CVA Baltimore 2, pl. 49; cadeaux de noce sur les tableaux de vases: A. Brueckner, Athen. Mitt. 32 (1907) p. 79 et suiv. Pour la moulure médiane de la feuille de palmette du col Jacobsthal, Ornamente gr. Vasen, p. 176 (grosso modo jusqu'à l'époque de Meidias). Le dessin caractéristique des plis des vêtements avec les larges bordures et la ligne verticale tranchant les lignes ondulées ou arquées indiquant les plis des manteaux, et tous les autres détails de la peinture subsistant prouvent que la loutrophore de Budapest est l'oeuvre du peintre des Baigneuses (Washing Painter) (sur lui Beazley, ARV 2 , p. 1126—33 et 1684; Paralip., p. 453—4 et 517) et d'après la figure de la femme tenant les torches — la seule restée plus ou moins intacte — qu'elle date de la période tardive du peintre. D'une forme identique, dans son ornementation, et d'une composition très proche, mais un peu plus ancienne, est une loutrophore de Houston (Beazley, ARV 2 , p. 1127,13; récemment publiée: H. Hoffmann, Ten Centuries that Shaped the West. Houston-Mayence, 1970, n° 183). Vers 420. J.-G. SZ. 18. Oenochoé attique à figures rouges (chous). (Fig. 40.) Achetée en Grèce. Haut.: 5,73 cm; diam. du pied: 3,43 cm; diam. max. de la panse: 4,71 cm. Argile orangée; peinture noire luisante, sous le tableau et à gauche de celui-ci tournée au roux. Au fond du pied sur l'argile lavis rougeâtre. Une partie de l'embouchure et l'anse manquent. Dans le champ encadré en bas d'une large bande, des deux côtés d'une mince ligne, réservées, et en haut d'une frise de languettes, un petit garçon nu. portant un cordon en biais autour du corps, rampe par terre vers un chous. Le type du décor de languettes (van Hoorn, Choes and Anthesteria, type 22, fig. 517) est très rare, il est présent surtout sur des pièces plus anciennes. La forme du vase et ses dimensions dénotent l'„atelier des Enfants rampants'' (J. R. Green. BSA 66. 1971, p. 213 et suiv.). Les vases du type de chous étaient souvent en rapport avec la fête d'Antesthéria (cf. en détails Hoorn, op. cit., p. 15—9, avec la bibliographie antérieure), il se peut cependant que les exemplaires de dimensions réduites, semblables au vase de ci-dessus, qui tous présentent des enfants, étaient des jouets, et selon la coutume funéraire attique faisaient partie du mobilier des tombes d'enfants (Green, op. cit., p. 189—90, et 226). La scène est sur les choés très fréquente. Vers 420—410. J.-G. SZ.