Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 23. (Budapest 1963)

KUTAL, ALBERT: La «belle Madone» de Budapest

14. La Merge à l'Enfant . Aut refois Torun , Église Saint Jean Madonna. Egykor Toruií, Szent János templom des statues d'autres sujets et de Madones qui remontent aux proto­types déjà cités, comme des ouvrages sortis du même atelier ou exécutés par des élèves (p. ex. celles de Treboii et de Vimperk •— fig. 18 — dans le Sud de la Bohême ou celle de Chlum sv. Mari dans l'Ouest de la Bohême), la prévalence des pays tchèques serait encore plus distincte. D'ailleurs on sait aussi que l'on exportait des sta­tues de la Bohême et parfois même dans des régions bien éloignées. En 1400 fut installé, par exemple, dans la chapelle du grand-maître de l'Ordre Teutonique une statue (ou un tableau) de Madone importée de Prague. 11 En 1404 on a dressé dans la cathédrale de Strasbourg une Pietà arrivée de Pra­gue. Il faut aussi songer au fait que les riches inventaires mobiles des églises de Prague de la même époque ont presque entièrement disparu. Et pourtant on sait bien que seule dans la cathédrale Saint Guy il y avait plusieurs statues de Madone, — un magnifique socle d'une de ces statues, orné de la scène du Péché originel, y est conservé encore aujourd'hui — et que dans la seconde décade du XV e siècle le cloître de Saint Thomas ne possédait pas moins de sept statues de la Vierge. 12 Bref , il y avait à Prague, au tournant du siècle, une immense production artistique. Mais si nous voulons définir la situation de la Madone de Budapest en ce qui concerne le temps et le style, il faut essayer d'établir la chronologie des deux groupes cités que nous appelions, d'après leurs éminents membres caractéristiques, groupe fig. 235, n'est qu'une copie simplifiée de la Pietà de Ysomërice, datant de la seconde décade du XV e siècle. 11 On trouve même à Mayence une nouvelle concernant la statue de Madone im­portée de Prague. Il paraît que l'exportation en Rhénanie ait été assez intensive. On avait acheté aussi en Bohême des oeuvres d'art pour l'exportation. Nous en tenons un témoignage dans la nouvelle concernant le séjour à Prague du duc Henri de Derby, le futur roi Henri IV d'Angleterre, qui y acheta des tableaux, les fit orner de pierres pré­cieuses et bénir par l'archevêque de Prague. Clasen, K. H: op.cit. pp. 21, 278 ; S t a n g e , A. : Deutsche Malerei der Gotik II. Berlin, 1936. p. 111 ; B a r t o s, F. M.: Cechy dobë v Husovë. Praha, 1947. p. 116. 12 T o m e k, V. V. : Základv starého mistopisu prazského III — \'. Praha, 1872. p. 40.

Next

/
Oldalképek
Tartalom