Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 16. (Budapest 1960)
SZILÁGYI, JEAN GEORGES: Vases provenant de l'atelier du peintre C. A.
une phialé ressemblant à celle que nous avons vue sur la face principale et qu'elle tend au-dessus de la stèle. De ses vêtements, on ne voit que le manteau, il en est de même de l'éphèbe qui, de l'autre côté de la stèle, se tient tourné vers elle, avec une couronne dans ses cheveux. Au-dessus des personnages, au milieu, une «fenêtre», à gauche une fleur à quatre pétales. 9 L'enduit brun du vase, le costume du combattant osque, les couleurs et le style du dessin trahissent immédiatement que la pièce provient de l'Italie Méridionale, plus précisément de la Campanie. L'artiste à qui nous le devons est un des peintres de vases les plus fertiles et les plus faciles à identifier parmi ceux qui, pendant la deuxième moitié du IV e siècle, travaillèrent en Campanie : c'est le peintre C. A. 10 Beazley, qui fut le premier à dresser la liste de ses oeuvres, a indiqué par cette dénomination Cumae, lieu, vraisemblablement, de son activité et où on a découvert un bon nombre de ses vases connus. Comme c'est le cas pour la plupart des peintres d'Italie Méridionale, son oeuvre comprend des pièces très inégales du point de vue du niveau artistique. En essayant d'assigner telle ou telle de ses oeuvres à diverses périodes de sa carrière, on ne fait d'ailleurs que suivre les indications qui découlent de la marche générale de l'évolution de la peinture de vases en Italie Méridionale : on considère en effet que ses oeuvres les plus belles et les plus riches du point de vue de la composition et qui représentent l'apogée de son art — l'alabastre de Dunecht représentant Aphrodite, le cratère « Dionysos » de Madrid, le cratère avec une scène de symposion et le cratère avec les figures des guerriers de Naples 11 — proviennent de la première période de son activité, les peintures de vase plus convention9 En blanc: dans les ornements autour des anses : les lignes de contour au bord des « fleurs » latérales et (uniquement pour les fleurs et les feuilles tournées vers la face A.) au bord de l'épaisse feuille en spirale placée au bout de la tige, de même qu'au bord de la fleur à trois pétales ; également du côté de la face A., il y a de petits traits horizontaux sous la bifurcation de la tige ; des points et des taches parmi les motifs de plantes. Sur la face A.: le corps de la figure de femme, le s a k k o s, la ceinture de la femme, la bandelette de la phialé, le rocher, la stèle tout entière, le bouclier du guerrier, et le panache de son casque, des points et une ligne ondulée près du bord supérieur de son vêtement, la ligne du contour de la fenêtre et du ruban placé derrière le guerrier la chaîne suspendue à la fenêtre et les ficelles du ruban, les lignes marquant le niveau du sol. Sur la face B.: les pieds de la femme, le diadème à rayons, les barres du siège, le côté droit de la stèle pour souligner la représentation en perspective, les deux gâteaux ronds du sacrifice, les contours de la fenêtre et des pétales de la fleur placée à gauche, en outre un petit cercle à l'intérieur de la fleur, de même que la ligne marquant le sol sous les pieds de l'éphèbe. En jaune clair: sur la face A.: les deux récipients aux mains de la figure de femme, les bracelets, les détails des sandales et du sakkos, les mèches de cheveux et le dessin intérieur du visage, des taches sur le rocher, la décoration de la stèle, le casque du combattant, sa ceinture, ses cnémides, les détails du panache et du bouclier, les deux couronnes et les deux minces branches latérales. Sur les objets en bronze et sur les couronnes, les détails sont marqués à l'aide de traits d'un jaune brunâtre plus foncé. Sur la face B.: la partie inférieure de la chaise, le siège et le tourillon, la phialé, les rubans du tympan, des traits sur le diadème, la boucle d'oreille, le gâteau en forme de pyramide, la couronne qui entoure la stèle et la couronne sur la tête de l'éphèbe. 10 La première présentation d'ensemble de son oeuvre se trouve dans l'étude de Beazley qui a ouvert des voies nouvelles à la recherche : JHS 63 (1943) p. 86 — 8. En même temps, Budde, L., dans une dissertation qui est restée inédite a réuni sous le nom de « peintre de Dionysos » les oeuvres du peintre C. A. et du peintre « New York 1000», cf. AA 1946 — 47. p. 54 — 61. Parmi les autres ouvrages relatifs à ce peintre voici les plus importants : Cambitoglu, A.: Some Campanian Vases in the Manchester Museum, The Manchester Mus. Publications 5, 1950. p. 12 — 5; Trendall, op. cit. I. p. 39 — 41 et 59 — 63; S t e n i c o, A.: Enciclopedia dell'arte antica IL, Roma 1959, p. 237. "Beazley, op. cit. n» 45, 25, 26, 24.