Radocsay Dénes - Kaposy Veronika szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 12.(Budapest, 1958)
AGGHÁZY, MARIE: Remarques sur la question des „Huit miniatures tcheques de Budapest”
REMARQUES SUR LA QUESTION DES 'HUIT MINIATURES TCHEQUES DE BUDAPEST" Dans le numéro précédent de ce Bulletin a paru un article fort intéressant de Mme Zoroslava Drobná, comprenant de nouvelles contributions à l'identification des miniatures tchèques de notre Musée. Nous venons d'apprendre par cette étude, lequel était l'ordre religieux pour le cloître duquel fut exécuté le manuscrit contenant les feuilles publiées pour la première fois par Edith Hoffmann. On connaît en Bohême même — aujourd'hui malheureusement seulement par des photographies — encore trois pièces de la série cohérente de feuillets ornés de peintures. Pour éliminer les difficultés réitérément mentionnés par l'auteur, et pour préciser ses résultats, nous remarquerons brièvement ce qui suit. Le problème que l'auteur indique comme difficile à résoudre est le suivant : décorer la même fête de plusieurs peintures, c'est à dire la présence de miniatures de sujet identique n'est pas un phénomène extraordinaire et local. 1 En suivant le texte du bréviaire ou de l'antiphonaire il ressort tout de suite que les textes des fêtes commencent déjà dans les prières vespérales de la veille (vigília), qui se répètent en partie le jour même de la fête. Par conséquent les peintures de sujet identique peuvent orner, particulièrement pour les fêtes plus importantes, l'un des chants du vespéral de la veille et le texte même de jour de fête, et même celui de la huitaine (octava). Le texte d'un bréviaire cistercien édité à Paris en 1771 nous permet d'établir que d'entre les deux Descentes du Saint Esprit, c'est le N° 2 qui fut le premier dans l'ordre de succession. Cette miniature se trouvait sur le recto de la feuille, dans la lettre initiale de l'antiphone du « Dum compJeretur ... », c'est à dire, de la prière vespérale du samedi de la veille de Pentecôte, tandis que l'hymne (Jam Christus . ..) du texte du verso appartenait déjà aux matines de la fête. La descente du Saint Esprit N° 1 fut la seconde dans l'ordre, dans la lettre S du « Spiritus Domini . . . » qui a dû orner l'antiphone de la « prima », première heure de la fête, sur le recto, et le verso portait le texte de l'hymne de la « tertia », le « Veni Creator ...» Par contre un obstacle, non pris en considération par l'auteur qui attribue toutes les miniatures au même manuscrit, se présente dans les deux textes de la Dédicace, en rapport avec le « Rêve de Jacob », obstacle que déjà Edith Hoffmann a signalé. A savoir, le fragment de texte se trouvant sur le verso du feuillet ne provient pas d'un antiphonaire d'office, tels que les deux autres, de même que ceux dont il sera question dans la suite, — sauf deux — mais d'un antiphonaire de messe, 1 Les exemples les plus proches se trouvent sur les feuillets d'un antiphonaire français du Musée des Beaux-Arts. A g g h á z y, M.: Quelques pages enluminées de manuscrit au Musée Hongrois des Beaux-Arts I. Bulletin du Musée Hongrois des Beaux-Arts N° 5. 1954. p. 10.