Balogh Jolán szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 2. (Budapest, 1948)

IN MEMORIAM - Y. B. (Yolande Balogh): Hélene Balogh

qu'à cette époque sa santé se trouvait déjà, par suite du siège, fortement altérée il travailla quand même des mois durant au rétablissement de notre collection graphique. Il s'occupa du remontage des dessins et des estampes jusqu'à ce que sa dernière et plus grave maladie ne l'eut terrassé. Sa silhouette bien connue a disparu cette fois définitivement du Musée mais le travail soigné de sa main se retrouvera toujours dans nos collections. y. B. HELENE BALOGH La mort nous a ravi le 29 décembre 1947 une des jeunes collaboratrices du Musée, appelée à la plus haute destinée, Hélène Balogh, docteur ès lettres. Elle était née le 24 juin 1912 à Budapest. Dè3 sa plus tendre enfance elle montra un vif intérêt aux créations artistiques et les ouvrages d'histoire de l'art d'abord simples puis plus compliqués rempla­cèrent sans secousse ses livres d'enfants. Ses qualités exceptionnelles lui permirent de faire des progrès rapides dans l'histoire de l'art. Lorsqu'en 1930 elle s'inscrivit à l'université c'était déjà une historienne de l'art pour ainsi dire accomplie à l'érudition profonde et aux vastes connaissances linguistiques. Durant ses armées universitaires elle suivit les cours de Hekler, Gerevich, Alföldi, Etienne Györffy et se délecta aux heures de logique d'Ákos Pauler. Elle commença très tôt à faire des recherches scientifiques. Les questions de l'art hongrois, l'intéressaient tout particuli­èrement. C'est encore au cours de sa première année qu'elle commença à s'occuper de l'art à l'époque arpadienne et prépara son bel article intitulé ,.Contributions à l'étude de l'influence de la sculpture italienne de l'époque romane en Hongrie" (Adatok az olasz románkori szobrászat magyarországi hatásához. Arch. Ért. XL VI. 1932—-33. Budapest, 1934. p. 100—115.) dans lequel elle fut la première à signaler de nombreuses analogies concrètes entre l'art italien et hongrois. Vers 1930—-1935 elle voyagîa beaucoup en Transylvanie et ces randonnées lui ouv­rirent un monde nouveau. Son âme fut rapidement pénétrée par la beauté particulière de l'art hongrois de cette région. Le directeur général Louis Kelemen, l'investigateur le plus eminent du passé transylvain et le dépositaire de ses vieilles traditions exerça une grande influence sur elle. Dans cette atmosphère de la vie de minorité hongroise son esprit sensible se tourna entièrement vers les problèmes hongrois de Transylvanie et elle se mit à traiter la question la plus brûlante et la plus dangeureuse de l'époque, l'architecture en bois hongroise, à laquelle elle était d'ailleurs attachée par ses impres­sions d'enfance. C'est ainsi qu'après des études sérieuses et approfondies elle prépara sa thèse de doctorat: „Magyar fatornyok", Clochers en bois hongrois (Budapest, 1935.). Son professeur Etienne Györffy affirma à ce sujet que la question n'aurait pu être traitée d'une plus belle ni d'une meilleure façon. L'importance de son oeuvre est la plus apparente si nous la comparons aux remarques contradictoires, confuses de nos historiens de l'art ignorants de la question ou aux manifestations hostiles des étrangers. Elle fit de l'ordre dans ce domaine contreversée avec la plus pure logique. Elle exposa d'une manière systématique et claire les divers aspects du problème, ses rapports artistiques et historiques, soustrayant ainsi les édifices en bois à l'examen unilatéralement ethnographique. Avec l'appui de nombreuses données et de mul­tiples exemples elle démontra la participation des hongrois et leur rôle dominant dans l'architecture en bois depuis les debuts du moyen-âge jusqu'aux temps les plus modernes

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