Balogh Jolán szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 2. (Budapest, 1948)

IN MEMORIAM - Y. B. (Yolande Balogh): Hélene Balogh

et donna une esquisse spirituelle de ses traits nationaux ainsi que de ses rapports avec les oeuvres analogues des autres nationalités vivant dans cette région. Elle le fit sur la base des preuves les plus objectives, dans le ton le plus noble évitant tout ce qui aurait pu irriter les peuples étrangers. Son livre obtint un grand succès; les hongrois de Transylvanie l'accueillirent avec des transports de joie et de reconnaissance. Nos historiens l'apprécièrent également: la preuve en est qu'augmenté de matériaux nou­veaux il a reparu en français dans l'Archivum Europae Centro-Orientalis (VI. 1940) et séparément dans la série ,,Études sur l'Europe Centre-Orientale" (Les édifices de "bois dans l'architecture religieuse hongroise. Budapest, 1941). Plus tard en 1944, lorsque l'Institut Historiographique décida de consacrer son Annuaire à l'examen des relations hungaro-roumaines, la rédaction lui demanda de traiter la question de l'architecture en bois de Transylvanie. Dans son étude (Az erdélyi fatemplomok kuta­tásának mai állása. — L'état actuel des investigations sur les églises en bois transyl­vaines.) elle expose le problème entier dans une forme plus mûre et plus évoluée. Elle retrace avec un soin tout particulier le développement et les variantes de l'architecture en bois hongroise et y montre avec une fine intuition tous les éléments qui sont indé­pendants de l'art occidental et même opposés à elle et peuvent être considérés comme des legs ancestraux. Son autre grand projet, le corpus des monuments religieux hongrois en bois de Transylvanie, n'a pu être mené à bonne fin par suite des conditions extérieures difficiles. En été 1947 elle s'occupa à nouveau de l'art transylvain. Elle commente avec fi­nesse et compréhension l'étude de son maître bien-aimé Louis Kelemen sur les plafonds peints transylvains du XVII e siècle ainsi que son travail exemplaire de pionnier. (Etnographia, 1947, p. 316—319.) Elle donne en même temps une critique sérieuse et objective de l'article de Géza Entz et en rapport avec ce fait, revenant à son cher sujet, à l'art de l'époque arpadienne, s'occupe à fond des questions de la cathédrale de Gyulafehérvár. (Etnographia, 1947, p. 324—327.) Elle entra au service du Musée National Hongrois le 12 mars 1945. Elle travailla d'abord aux Archives Nationales à la réorganisation de la bibliothèque saccagée, puis en avril de la même année elle fut affectée au Musée des Beaux-Arts: c'est à^ela qu'elle aspirait le plus ardemment. Ce Musée était depuis son enfance sa seconde demeure pour ainsi dire; elle y venait sans cesse et en connaissait directement la vie. Plus tard elle affirma plus d'une fois en plaisantant qu'elle avait acquise sa pratique à l'époque d'Alexis Petrovics. Et en fait la conception, l'amour du Musée vivaient en elle purement et fortement, dirigés par les anciennes et grandes traditions. Elle acceptait volontiers n'importe quel travail et l'accomplissait avec coeur. Au cours de sa première année elle rangea et sélectionna la bibliothèque d'Arthur Elek ayant toujours parfaitement en vue les intérêts des recherches scientifiques. Plus tard c'est également elle qui commenta dans le Bulletin du Musée des Beaux-Arts (No. 1, 1947) l'importance du don de M. Elek et son activité de bibliophile. Ensuite elle commença volontairement sans y avoir été invitée à mettre en ordre les différentes collections du Musée saccagé. Elle accomplissait avec énergie et l'amour de l'ordre ces tâches qui ne pouvaient guère être qualifiées d'attrayantes. Entre-temps elle fut affectée à la section des estampes où l'attiraient ses ambitions et ses penchants. Là c'est elle qui accomplit tous les travaux courants (inventaire etc.) En octobre 1947 elle prit encore part avec goût et zèle à l'organisation de l'exposition des dessins français. Mais elle avait aussi de plus grands projets: elle voulait traiter et publier les feuilles graphiques du XV e siècle du Musée selon les points de vue les plus récents de l'histoire de l'art. Elle se préparait à cette tâche difficile avec beaucoup de sérieux. Le premier résultat de ses investigations fut son étude sur les gravures romaines publiée dans ce même numéro de notre Bulletin. Son second projet était la publication d'un petit livre d'esquisses italiennes de notre collection qu'elle préparait avec grande ambition pour le Wiener Jahrbuch für Kunstgeschichte. Ce travail est aussi resté interrompu par suite de sa mort subite. Yolande Balogh.

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