Antall József szerk.: Historia pharmaceutica / Orvostörténeti Közlemények – Supplementum 9-10. (Budapest, 1977)

TANULMÁNYOK - De Marco, Ottilia—Nebbia, Giorgio: A gyógyszerhamisítások és gyógyszercsalások történetéből (francia nyelven)

TANULMÁNYOK SUR L'HISTORIOGRAPHIE DES FALSIFICATIONS ET DES FRAUDES DES MÉDICAMENTS COMMERCIAUX OTTILIA DE MARCO —GIORGIO ŅEBB A II est certain que les fraudes dans le commerce et les moyens pour les découvrir — basés d'abord sur des procédés rudimentaires et ensuite toujours plus perfectionnés — sont aussi vieux que Pĥumáñi é. Dans des notes précédentes [1—4] ont été examinées quelques-unes des principales informations disponibles sur Evaluation de la qualité des marchandises et on a rap­pelé l'existence, dans les grandes villes du monde islamique médiéval ä partir du Xéme siécle, d'un bureau de police qui s'occupait spécialement de la répression des fraudes dans le commerce des épices et des drogues, utilisés comme produits pharmaceutiques et comme assaisonnements ; ce mérne bureau s'occupait de réglementer le commerce et la fabrication des produits alimentaires, l'exercice de la profession médiçaié et de réprimer les violations des normes de l'hygiéne urbaine, des bonnes moeurs et de la moralité publique. Dans l'Islam, en eífet, la fraude et la malhonnéteté dans le commerce étaient con­sidérées comme des violations de la loi religieuse et morale et comme un attentat aux moeurs. C'étaient les autorités qui s'occupaient de la répression de ces violations, et qui ainsi protégeaient et défendaient les intéréts de tous les fidéles et de tous les habi­tants. Ce bureau de police (hisba) qui servait ä défendre la moralité publique et l'honné­teté dans le commerce a été déçrit et analysé vraiment, pour la premiere fois, il y a plus de cent ans, par Behrnauer [5]. Sur ce méme sujet d'autres articles [6—8], qui ont utiliséessentiellement le matériel apparu dans ce siécle, ont été publiés récemment [9]. Le mot hisba, qui indique le bureau de la répression des fraudes, signifiait ä l'origine l'opération de compter les naissances et les morts, une sorté de bureau de l'état civil qui s'occupait aussi de la sépulture des défunts et prenait en charge les orphelins. Dans la terminologie religieuse, hisba indiquait le fait de chercher á avoir des mérites sur erre pour la vie future, et certainement, déjá au IXéme siécle, le terme a pris le sens de bureau ou de charge s'occupant de l'observance du principe religieux de la moralité publique comme moyen pour atteindre le bonheur. Puisque, comme on Pá déjá dit, l'honnéteté dans les rapports commerciaux et dans la vie publique faisait partié des préceptes moraux, la charge de Phisba s'occupait du contrőle des marchés, des poidset des mesures, de la répression des fraudes, avait le devoir de vérifier si les fontaines publiques étaient en bon état, s'assurait que les maisons et les magasins ne déversent pas d'eau ou d'ordures sur la voie publique, contrőlait l'hygiéne dans la fabrication des aliments et s'occupait méme du service des subsistances de l'armée.

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