Csengeryné Nagy Zsuzsa dr. – Doroghyné Fehér Zsuzsa dr. szerk.: A Magyar Nemzeti Galéria Évkönyve 2. szám. (MNG Budapest, 1974)

expressives ressemblant à la calligraphie, puis, en passant par des essais dans le style néoprimitif, il arrive assez tôt à posséder son propre langage. Quant aux thèmes, il s'oc­cupe dès 1915 de problèmes sociaux, du travail collectif et de la vie des pauvres. Sa base éthique et idéologique, il la doit à la revue Ma (Aujourd'hui) et à ses rédacteurs. C'est János Mattis-Teuscht, un camarade et ami de l'école libre qui le présente, en 1916, à F écrivain-peintre Kassák. Et celui-ci publie dans sa revue à la fin de 1917 une gravure de Bortnyik, la première qui a paru dans Ma. A cette époque, le groupe d'artistes le plus progressiste en Hongrie s'est formé autour de cette revue. Ses membres proclament la nécessité de la révolution dans la société aussi bien que dans les arts. Ils s'isolent très nettement non seulement des membres de la classe dirigeante mais aussi des sociaux­démocrates discrédités. Us voient clairement et déclarent hautement que le seul remède à la crise sociale, c'est la dictature du prolétariat. Us veulent doter le régime écono­mique communiste d'un art communiste. « La société nou­velle qui va s'établir affranchira et fera passer les masses au premier plan. Les immenses énergies et forces libérées trouveront leur équilibre et produiront une culture nouvelle et universelle ... La culture individuelle sera remplacée par la culture des masses, à l'art individuel succédera l'art socialiste. » — écrit Iván Hevesy en 1918 dans la revue Ma. Le jeune peintre a fait siens non seulement pour la forme ces principes hautement déclarés. Il ne considérait pas révolutionnaires que l'acte et l'activité comme la plupart des écrivains et artistes groupés autour de la revue ; il ne donnait pas simplement un caractère absolu à l'action pour l'action : il jugeait celle-ci d'après son contenu social, son utilité pour la société. C'est en suivant à la trace les chan­gements de l'essence de la vie, des sentiments humains et de l'intellect qu'il découvre, en même temps que ses meilleurs compagnons à l'étranger, des formes de cons­truction qui ne réussissent pas si elles sont séparées de l'intention et du contenu. La critique contemporaine a re­marqué cette attitude et le compte rendu d'Alfred Kemény en juin 1919 de la troisième exposition de la revue Ma met, avec un peu d'exagération caractéristique des activistes, 92. Sándor Bortnyik (né en 1893) : Une république communiste! Bortnyik Sándor (sz.: 1893) : Kommunista köztársaságot! 93. Sándor Bortnyik (né en 1893) : Drapeau rouge, 1918 Bortnyik Sándor (sz. : 1893) : Vörös zászló, 1918

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