Wellmann Imre szerk.: A Magyar Mezőgazdasági Múzeum Közleményei 1971-1972 (Budapest, 1973)

Orosz, István: L'extension de la culture a „rotation libre" dans le Nord-Est de la Hongrie a la fin du XIXe siecle

forcément que la surface respective soit également de 30%. Cependant, les différences dont nous avons parlé plus haut, sont beaucoup trop grandes pour qu'on puisse les expliquer par ce qui vient d'être dit. De l'étude des relevés statistiques il ressort nettement que l'écart entre le pourcentage des commu­nes et celui de la superficie se réduit au minimum dès qu'on prélève un nombre suffisamment grand d'échantillons. (Dans le département de Szabolcs, par exemple, les communes pratiquant la culture à rotation «libre» représen­taient 26,1%, la superficie de leurs terres 24%. 23 ) Il faut également tanir compte du fait que la pratique de l'assolement à jachère a été surtout maintenue là où on n'a pas procédé au remembrement parcellaire des terres, ou bien dans des communes où le remembrement a eu lieu conformément aux nécessités de l'assolement à jachère. Les décisions des assemblées de 1895 n'ont pas touché aux grandes propriétés remembrées en un seul tenant dont la plupart ont cessé, à la fin du XIX e siècle, de pratiquer l'assolement à jachère. Ce qui revient à dire que, même dans les communes où les paysans ont opté pour le maintien de la pratique de l'assolement, la culture à rotation «libre» était présente, grâce à la grande propriété. C'est ce qui ressort d'un rapport de 1895. rédigé par le sous-préfet du département de Heves. Dans ce rapport sont mentionnées à part les communes où on trouve, à côté des terres cultivées selon la pratique de l'assolement, des propriétés pratiquant la culture à rotation «libre». Dans ce département, 39,1% des communes ont opté, en 1895, pour le maintien de la pratique de l'assolement à jachère, mais, dans 31 communes sur 45, on a vu des grands propriétaires pratiquer la culture à rotation «libre» et il n'y avait que 14 communes (11.9%) où la pratique de l'assolement à jachère restait exclusive. Il va de soi que les exploitations ag­ricoles, se trouvant dans des communes à pratique «mixte» et pratiquant la culture à rotation «libre», s'ajoutent en fin de compte à celles qui se trouvent dans des régions de culture à rotation «libre», ce qui explique que le nombre des exploitations agricoles pratiquant la culture à rotation «libre» reste sensib­lement inférieur (60,9%) à l'étendue de leur surface (81,1%). 2G Bien qu'on ne dispose pas, pour les départements de Szabolcs, Borsod et Hajdú, d'un pareil document, nous n'avons aucune raison de penser que la situation y était diffé­rente. Nous savons, par exemple, qu'à Ramocsaháza (département de Szabolcs) une partie des terres était cultivée selon la pratique de l'assolement, l'autre partie avec rotation «libre». 27 Dans le département de Szabolcs, lors des assemblées générales justement, certains propriétaires s'efforçaient de retirer leurs propriétés de plus de 100 arpents du système d'assolement: ainsi Tamás Űjhelyi, surintendant de l'Église réformée à Balkány 28 , Ferenc Bakó à Örla­dány 29 , Miksa Léwi à Szentgyörgy—Ábrány 30 . Dans le département de Hajdú, 25 Ces pourcentages proviennent de nos propres calculs fondés sur les documents cités dans la note 21. Sur l'étendue des terres arables en 1895 dans les communes respectives, v. A Magyar Korona Országainak mezőgazdasági statisztikája. Magyar Statisztikai Közlemények, új folyam, t. XV. 474—482. ^Archives départementales de Heves, Rapport du sous-préfet sur l'état du dé­partement de Heves en 1895. 27 Archives départementales de Szabolcs. Dossiers du bureau du sous-préfet, IX. 1895/262. 2 8lbid. IX. 1895/58. 29 Ibid. IX. 1895/270. 39 Ibid. IX. 1895/56.

Next

/
Oldalképek
Tartalom