Wellmann Imre szerk.: A Magyar Mezőgazdasági Múzeum Közleményei 1971-1972 (Budapest, 1973)

Orosz, István: L'extension de la culture a „rotation libre" dans le Nord-Est de la Hongrie a la fin du XIXe siecle

certains arrondissements de Szabolcs et dans l'arrondissement de Nádudvar en Hajdú. La culture à rotation «libre» peut être considérée comme générale­ment répandue dans la région de Mátra-alja (arrondissements de Gyöngyös, Eger, Hatvan), dans celle de la Tisza dans le département de Heves (arron­dissement de Tiszafüred), tandis qu'elle faisait des progrès notables dans les communes de Szabolcs situées le long de la Tisza (arrondissements de Tisza et de Tiszadada felső). 86% des communes de Szabolcs pratiquant la culture à rotation «libre» était situé près de la Tisza. Bien qu'on ne dispose pas de statistiques pour certaines communes de Szabolcs, il est néanmoins possible d'établir une statistique d'ensemble pour Szabolcs et Heves. Dans le département de Heves 60,9%, dans Szabolcs 26,1% des communes pratiquaient la culture à rotation «libre». 22 Ce qui doit frapper dans ces chiffres, ce n'est peut-être pas tellement les rapports de proportion qu'ils impliquent, mais bien plutôt la grandeur de l'écart entre les deux départements, écart que le seul pourcentage de la jachère ne nous ferait guère soupçonner. C'est que, dans le département de Heves, le pourcentage de la jachère n'était inférieur que de 4,86% à celui de Szabolcs, tandis que le nombre des communes pratiquant la culture à rotation «libre» était incomparablement plus élevé. On se trouve devant les mêmes difficultés quand on veut juger de la situation d'après le pourcentage de la jachère dans l'arrondissement de Nád­udvar. On sait qu'en 1895, dans le département de Sopron, le pourcentage de la jachère était plus élevé qu'en Hajdú (respectivement de 5,9 et de 4,77%). 23 Dans le département de Sopron, cependant, 97,5% des communes pratiquait la culture à rotation «libre». Pour le département de Hajdú : on ne dispose de statistique que pour sept communes sur vingt-trois 24 : même si la pratique de l'assolement à jachère n'a été maintenue que dans ces sept communes et que dans le reste des communes on a adopté la culture à rotation «libre», le pour­centage de cette dernière ne s'élève qu'à 69,7%, restant sensiblement inférieur à celui qu'on trouve dans le département de Sopron où les terres en jachères étaient en plus grand nombre. On aurait plus de chance, nous semble-t-il, de répondre aux questions qui se posent, en soumettant à une analyse plus approfondie les rapports que les départements ont envoyés au Ministère de l'Agriculture et, d'une manière générale, tous les documents relatifs à ces rapports. Nous n'ignorons pas que nous avons fait ici des rapprochements qu'à vrai dire, nous n'aurions pas dû nous permettre. En mettant en parallèle le pour­centage de la jachère et le nombre des communes, nous avons rapproché des unités qui ne sont pas de même espèce. Si, par exemple, dans un département. 30% des communes pratique la culture à rotation «libre», cela ne veut pas dire 22 Dans le cas du département de Szabolcs, le calcul des pourcentages a été effectué exclusivement d'après les communes dont nous connaissons les modes de cultures. ^Magyar Statisztikai Évkönyv 1896. 24Dans l'arrondissement de Nádudvar, Kaba, Püspökladány, Szovát et Tetétlen pratiquaient l'assolement à jachère, la commune de Nádudvar la culture à rotation «libre». Cf. plus haut, note 21. Dans l'autre arrondissement de Hajdú, celui de Balmazújváros, on connaît deux communes ayant maintenu la pratique de l'asso­lement, à savoir Mikepércs et Hajdúhadház. Cf. Archives départementales de Hajdú, IV. B. 905/b. Dossiers du bureau du sous-préfet, 1412/1885, 2676/1895.

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