Technikatörténeti szemle 17. (1988-89)

TANULMÁNYOK - Szabadváry Ferenc: Relations franco-hongroises dans les sciences naturelles et techniques 1730–1820

géologique en Hongrie". Il visita à Selmec la célèbre Académie, mais ce qu'il en écrit n'est plus très enthousiaste: „L'école des mines, établie à Schemnitz, par l'impératrice Marie-Thérèse, a acquis, à sa naissance, une juste célébrité par toute l'Europe. Les encouragements donnés à tous ceux qui se livraient aux sciences, les talens des professeurs, des améliorations notables dans les procédés d'extraction, dans le traitement des minerais, y ont attiré de toutes parts un nombreux concours d'élèves, comme aussi de savants très distingués. Mais à peine existe-t-il maintenant quelques traces de cette splendeut passagère. Plus occupée aujourd'hui de réaliser des produits que de propager les connais­sances utiles, la chambre des mines ne semble mettre d'intérêt qu'à surveiller la gestion des finances, c'est le principal emploi qu'elle confie à ses officiers, tout ce qui regarde la science, et même le perfectionnement de l'art, est comme un objet subalterne, qui semble à peine mériter son attention. Aussi, point de professeur livrés spécialement à l'étude des diverses branches de la science du mineur, quelques officiers des mines sont seulement chargés, comme par surcroit, de faire quelques cours, auxquels ils ne peuvent jamais sacrifier que le temps qu'ils dérobent aux affaires administratives. On ne fait aucune dif­férence entre l'ingénieur et le mineur, les mêmes leçons doivent servir à tous deux, et il en résulte nécessairement qu'elles ne conviennent ni à l'un ni à l'autre. Il n'y a pour laboratoire qu'une salle dépourvue des ustensiles nécessai­res, et pour collection qu'un amas confus d'échantillons mal choisis, entassés pêle-mêle et couverts de poussière. Tel est l'état dans lequel se trouve au­jourd'hui cette école célèbre, et sa décadence entraînera la ruine totale de ces belles exploitations qui commencent déjà à se sentir fortement de cet impardo­nable abandon. Il y a des hommes de mérite parmis les officiers des mines, mais leurs efforts sont paralysés par l'esprit entièrement fiscal qui règne dans toute l'administration. La quotité des produits est, en quelque sorte, ordonnée d'avance, et la chambre refuse d'en distraire les fonds les plus indispensables, non seulement pour l'avantage de la science, mais encore pour l'accroissement même de cette branche importante de revenus. Heureusement les travaux que l'insouciance n'a pu encore détruire, rappèlent aux voyageurs le génie qui les a conduits dans des temps de prospérité." (15) La prospérité des sciences natu­relles en Hongrie ne recommença qu'après le compromis, en 1867. LITTÉRATURE 1. Journal polytechnique ou Bulletin du travail fait à l'École Centrale des Travaux Publics, Imprimerie de la République, Paris, l'an III, mois de germinal, Avant Propos IV—V. 2. K. K. Hofkammer Décret, Wien 22 Juni, 1735, F. A. Schmidt: Chronologisch — systematische Sammlung der Berggesetze der Österreichischen Monarchie, Abt. 2 Königreich Ungarn mit Kroatien, Slavonien und Grossfürstentum Siebenbür­gen, Bd. 6, Wien, 1834 p. 476—494 3. Systema Accademiae Montanisticae per Sac. Caes. Resolutionem Confirmatur 3tia Április Anno 1770 (Hofkammerarchiv, Wien) 4. id. 2 Instruktion 5. Voyages de Montesquieu, Bordeaux, 1894—96, 2 vol.; C. Matschoss: Die Entwik­klung der Dampfmaschine, Springer, Berlin, 1908. Vol. 1.; 309—310; C. Matschoss: Die ersten Dampfmaschinen ausserhalb Englands, Ztsch. Verein Deutscher Inge­nieure, 49, 1971—1975. (1905); J. Leupold: Theatrum machinarum generale 1723—1727. Vol. II.

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