Le costume Hongrois a travers les siecles (Budapest, 1938)

6 est parfois tout à fait ample. Tous les deux descendaient d’abord à mi-jambe, puis se raccourcissent de plus en plus. Vers la fin du XVIIe siècle la large passementerie appliquée parallèlement et couvrant la poitrine entière succéda aux petites boutonnières en passementerie (Nos. 21, 22). Les manches du dolman étaient toujours étroites et longues, celles du manteau souvent amples et n’allant que jusqu’au coude (No. 22), parfois plus longues que le bras et dans ce cas il y a, de l’épaule jusqu’à l’emmanchure une coupure, respec­tivement une fente par laquelle on passait les bras (No. 22) et les manches vides du manteau pendaient librement en arrière. Au début du XVIIIe siècle la passementerie large disparaît du dolman et du manteau et l’habit se raccourcit. Or plus tard, sous l’influence de la mode française répandue en toute Europe, la passementerie se remplace sur les costumes d’homme de la classe distinguée par de la broderie à fleurs (Nos. 28, 55, 57). Le motif imitant la passementerie entre le décor à fleurs donnait cependant in caractère spécial aux broderies de l’habit hongrois ; c’est ce que nous voyons sur les pièces numéros 54 et 64 de notre exposi­tion ; l’habit masculin hongrois s’adapte au goût occidental non pas seulement en son ornementation mais il s’y approche en partie aussi au point de vue de la forme et de la coupe. Au cours du XVIIIe siècle l’influence occidentale se fait déjà sentir même sur la coupe de l’habit hongrois. C’est alors qu’on commence à ajuster les manches de l’habit à l’emmanchure sur l’épaule et de couper le dos (jusqu’alors en une pièce) à la taille. C’est ainsi que se développa, par la réception de la coupe occidentale, la forme moderne de l’habit hongrois (attila). Trois habits du comte Samuel Teleki (1739—1822), chancelier de Transylvanie, imitent le frac, habit carac­téristique du costume occidental (Nos. 40, 53, 56), tandis que deux autres pièces sont des habits hongrois (Nos. 55, 57). Nous voyons sur les deux plus simples parmis les trois de type occidental, de la passementerie et sur le troisième, le vert clair (No. 40) de la broderie d'or. Tous étaient garnis de fourrure ; celle que nous voyons est une sub­stitution moderne. A partir de la fin du XVIe siècle on commence à porter le manteau jeté sur l’épaule. Auparavant on endossait toujours le vêtement de dessus. C’est également à la fin

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