Le costume Hongrois a travers les siecles (Budapest, 1938)

du XVIe siècle qu’apparaît la peau de tigre ou de panthère jetée également sur l’épaule et pendant sur le dos. Le frac à la hongroise, apparu à la fin du XVIlle siècle se porte de nouveau endossé comme son modèle occidental, le frac du rococo (Nos. 40, 53, 54, 56). Le pantalon hongrois était toujours collant, parfois garni aux coutures de passementerie, au XVIlle siècle éventuellement de broderie. A partir de la fin du XVIe jusqu’à la seconde moitié du XVIIe siècle le pantalon hongrois était accompagné en général de souliers ou de pantoufles avec des chaussettes en cuir, tout cela emprunté aux Turcs (No. 339) ; la chaussuré et la chaussette for­mèrent plus tard ensemble une seule chaussure (No. 340). Au cours du XVIIe siècle les bottes se propagèrent, em­pruntées elles aussi aux Turcs (Nos. 364, 365, 404 etc.) et à partir de ce temps le pantalon collant hongrois est accompagné tour à tour par des chaussures à courte tige ou par des bottes. Les chaussures et les bottes sont parfois très ornées (Nos. 56, 57, 340, 365). Au début du XVIe siècle on y met des fers de botte qui se transforment, c’est à dire gran­dissent de manière à devenir des talons de fer (No. 341). A partir de la fin du XVIIe siècle les gentilshommes portent des sandales brodées d’or et d’argent et munis de boucles semblables (No. 338). En même temps on portait aussi, comme habit d’été, des chemises en batiste fine, brodées d’or, à amples manches de coupe analogue à l’ancienne chemise de paysan hongrois. Trois chemises de cette sorte figurent en notre exposition, toutes de prove­nance seigneuriale (Nos. 25, 27), l’une d’entre elles appar­tenait à François Rákóczi II (No. 26). Le bonnet de feutre était au XVIe et au XVIIe siècle plat et petit, son bord retroussé était souvent fendu aux deux côtés, au XVIlle siècle sa hauteur augmente et son bord retroussé est fendu obliquement, c’est à dire en guise de shako (Nos. 179—183). Parfois la fente était relativement très longue et alors le morceau fendu pendait d’un côté (Nos. 179, 183). Il y avait aussi des bonnets en soie et en velours, pour la plupart en forme conique dont la pointe tombait d’un côté sur le bord en fourrure. Chez les gentils­hommes le bonnet était souvent de la même couleur et du même matériel que l’habit (Nos. 56, 57, 72). Le costume féminin du XVIe siècle est identique avec l’allemand ; de ce costume (No. 4) se forme et se

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