Weiner Mihályné szerk.: Az Iparművészeti Múzeum Évkönyvei 12. (Budapest, 1970)
HOPP FERENC MÚZEUM — MUSÉE FERENC HOPP - Alber, Zofia: Les grands symboles de la nature dans la décoration des inrôs japonais
Fig. 1. Inrô orné d'un dragon en hiramakie Fig. 2. Inrô en laque tsui-koku orné d'un tigre du fleuve et se réveillent au printemps, on a issu une chaîne d'associations: alligator, printemps, pluie, fertilité, abondance. Le dragon représenté sur l'inrô en question, est voilé de petits nuages enroulées en colimaçon, dont la forme ressemble à celle de la tête du sceptre de bonne augure « jou-i », qui, selon les croyances, possédait la puissance magique d'accomplir les souhaits de la longévité et de la richesse. Le programme symbolique du décor de l'inrô incarne donc les idées de la fertilité et d'abondance innées à la conception du dragon, doublées par les voeux de la longévité et de la richesse. Mais cette interprétation ne constitue que le premier degré du déchiffrement symbolique du dragon. Dans l'art de l'Extrême-Orient beaucoup de motifs possèdent cette même structure polysymbolique, que nous découvrons graduellement, en passant de la couche extérieure des formes et des couleurs à travers les idées de plus en plus profondes pour aboutir aux conceptions métaphysiques de la nature. Et c'est dans les conceptions cosmogoniques, qui expliquaient l'existence de l'Univers par l'harmonieuse coopération de deux éléments primordiaux, le yin et le yang, que le dragon symbolisait l'élément yang,