Budapest Régiségei 34. (2001)
STUDIEN = TANULMÁNYOK - R. Facsády Annamária: Une stele funéraire récemment trouvée a Aquincum 105-108
ANNAMARIA R. FACSADY UNE STÈLE FUNÉRAIRE RÉCEMMENT TROUVÉE À AQUINCUM Dans notre province l'époque de paix sous le règne des Sévère et, la croissance économique qui en résulte, se reflètent même dans les trouvailles archéologiques. La taille des pierres a pris aussi un essort grâce aux nombreuses constructions et reconstructions. On peut observer un peu partout des statues, des portraits taillés en pierre, des reliefs des stèles funéraires oeuvres dans le style de l'époque. Dans certains éléments des thèmes choisis on peut reconnaître le goût des soldats et des civiles venus des provinces Orientales. Les reliefs représentant plusieurs figures reflètent une influence sud-orientale 1 mais ils sont réalisés selon les traditions locales de sculpture. C'est avant tout la taille des pierres de l'époque d'Alexandre Sévère qui se distingue par ses oeuvres de grande qualité. La fin de l'époque des Sévère a entrainé un changement dans la taille des pierres aussi. A côté des représentants de l'ancien style travaillent des maîtres qui sculptent des portraits et des statues funéraires selon la nouvelle mode. Bien que la taille des pierres ne disparaisse après cette époque fleurissante du début du troisième siècle, l'établissement de la chronologie des oeuvres et la distinction des nuances dans les tendances de styles sont extrêmement difficiles. Une stèle funéraire apparemment facile à dater a été trouvée en automne de l'année 1998. aux fouilles sur la territoire du fort du Bas-Empire. 2 (Fig. 1) La pierre avec deux autres pièces a été probablement déplacée à ce lieu pour remplir une fonction secondaire voire tertiaire. Ses dimension de 186 x 84 cm, et une épaisseur de 18 cm. (Fig. 2) La pierre, cassée en deux, gisait côté sculpté vers le bas. La cheville de sa partie basse a été coupée probablement au moment où elle avait été réutilisée dans sa fonction secondaire. Le champ d'inscription est vide et très abîmé même si on peut apercevoir, par endroits, les traces de polissage. Si l'inscription était peinte, cela n'a plus de traces. Au-dessus du champ d'inscription se trouve un relief endommagé avec une scène d'offrande et sur la partie supérieure se voit une représentation de plusieurs figures. La partie supérieure de la stèle est terminé par un listel. Les reliefs sont mutilés, les parties saillantes ont été cassées jusqu'au niveau de la demi-colonne d'encadrement de la représentation. Ainsi on ne peut observer que les contours du visage et de la coiffure des figures et les détails des parties plus profondes du relief, par example les mains ou la draperie. Par endroits, surtout au fond du relief, restent visibles les traces du polissage et de la peinture. Le fond était originalement peint de bleu vert et les parties du corps d'orange rosé comme nous montrent les traces de peinture d'une des mains. La stèle a été cassée en deux en plein milieu de la scène d'offrande de façon que la tête de la figure du serviteur se trouve sur la partie supérieure du relief. La hauteur intérieure de la scène complète est de 32 cm, que les figures remplissent entièrement. (Fig. 3) Le dessus du trepier central sur lequel se trouve un récipient et des aliments, se voit un peu d'en haut. A ses deux côtés, selon la disposition générale, se trouvent à gauche la servante vêtue d'une robe longue et à droite le serviteur. Tous les deux se tournent vers la table, leur figures sont mutilées, abimées, ainsi l'élaboration de leur visage et leurs vêtements et les objets se trouvant dans leurs mains ne peuvent pas être analysés. Aux deux côtés de la représentation supérieure dont les dimensions intérieures sont de 67x50 cm, se trouvent deux pilastres. (Fig. 4) Le chapiteau du pilastre gauche est bien visible. Trois adultes dont deux hommes et une femme, debout, serrés l'un à l'autre sont taillés sur le relief. On voit devant ces adultes le buste de deux enfants. Les visages sont mutilés, il est donc impossible d'analyser leurs traits ou l'élaboration de leurs yeux. Mais les restes des contours du visage de l'homme qui se tient à gauche nous aident à croire qu'il avait un visage longiforme et mince, probablement sans barbe. Il serre son bras droit à son côté et il tient sa main droite se trouvant à la partie inférieure du champ, verticalement devant lui-même. Ses doigts sont longiformes, très bien élaborés. Le maître tailleur a représenté son habit par de fortes creux successives, en forme de V. A droite nous voyons une autre figure d'homme. Son visage est également mutilé, la forme de sa tête indique qu'il avait probablement une coiffure courte. Il a des oreilles décollées, sa barbe n'est pas visible. Il porte une tunique et une cape qui est attachée d'une fibule sur son épaule droite. La pierre étant très endommagée à l'épaule, il serait trop hasardeux d'essayer de préciser la forme de la fibule. A sa main gauche il tient un document en rouleau lequel il désigne des deux doigts tendus de sa main droite, levée devant sa torse. La figure de femme du centre a, comme les deux autres, un visage longiforme et mince, et des oreilles décollées. Ses cheveux séparés au milieu de sa tête tombent les deux côtés en grosses boucles, ils sont ajustés derrière ses oreilles et, au niveau du cou, retroussés vers le dessus de la tête. Les touffes de cheveux sont représentées de traits fins et au niveau des plis de la coiffure se distinguent des boucles d'oreilles à deux sphères. Ses doigts tendus sont longs et si soigneusement élaborés que même les contours d'ongles sont bien visibles. Tous les trois adultes ont une figure allongée, aux épaules étroites et au cou long. 105