Budapest Régiségei 15. (1950)
ÉRTESÍTŐ - Szilágyi János: Legújabban talált írásos emlékek Aquincum életéhez 451-472
JÁNOS SZILAGYI CONTRIBUTIONS EPIGRAPHIQUES À LA VIE D'AQUINCUM (Extrait.) Pour examiner le terrain, nous avons fait creuser quelques fossés dans la rue Tavasz à Óbuda où l'on venait de démolir une rangée de maisons pour faire place à l'escalier du futur pont Árpád. C'est là que nous avons mis au jour un fragment d'un autel en pierre (fig. 1). Ce n'est que la sixième partie de son inscription que nous ayons pu retrouver. A notre avis, la première ligne de l'inscription est à compléter de la manière suivante : I(ovi) o(ptimo) [m(aximo) pro sal(ute) im(peratörum) Caes(arum)]. Pour la ligne 2 on pourrait proposer la leçon que voici : L(ucii) Se[p(timii) Severi pii Pert(inacis) et M(arci) Aur(elii)]. A propos de la ligne 3 on serait tenté d'adopter la leçon hypothétique suivante : An[t(onini) Aug(usti) et P(ublii) Sep(timii) Getae Caes(aris)]. En ce qui concerne les lignes 4"et 6 ainsi que celle d'en bas, nous ne possédons aucun point d'appui. La ligne 5 cache le nom de la garnison permanente d'Aquincum, la leg(io) [II ad(iutrix) p(ia) f (idelis) . . .'] qui, selon le témoignage de cette plaque commemorative (?), doit avoir construit ou fait restaurer quelque chose [peut-être un sanctuaire voué au culte de Jupiter pour le salut de l'empereur Septime-Sévère et de ses (deux?) fils.]. Il est certain que Caracalla a été mentionné par notre texte; quant à Géta, sa , mention n'est que vraisemblable. La forme oblongue et mince de Ce monument, ainsi que son cadre orné de rosettes nous suggèrent l'idée qu'il était destiné à figurer sur le fronton d'un édifice plus ou moins remarquable. Si nous admettons de lire le nom d'un empereur dans les trois premières lignes, l'abréviation L. Se... ne peut se rapporter qu'à Septime-Sévère. Dans ce cas les lettres An. . . qu'on rencontre au début de la ligne 3, doivent faire partie du nom d'un autre empereur, sans doute d'un fils de Septime-Sévère (cf. CIL III p. 2430 et 2640). Si l'on évalue à environ 18 ou 20 lettres la longueur d'une ligne, on peut ranger dans les trois premières lignes les noms de tous les deux fils de l'empereur. On peut en tirer des conclusions décisives à l'époque de la pierre en question : rien d'empêché de la considérer comme la plaque commemorative d'un édifice bâti de 209 à 211 après J.-Chr., c'est-à-dire aux années où Géta jouissait du titre de »césar« (cf. CIL III 14.361 et p. 2642). C'est le regretté Alexandre Garddy, qui à confié à notre collection le fragment d'un autel en pierre (fig. 2), conservé auparavant à Hidegkúti-út. Sur ce morceau de pierre on ne peut déchiffrer que quelques lettres : à la première ligne, après les lettres I(ovi) 0(ptimo) l'abréviation M . . . doit se rapporter a M(aximo). Dans les deux autres lignes de l'inscription on rencontre le nom d'un certain Aur(elius) Mercu(. ... . ?) qui semble avoir accompli un voeu. Un autre fragment de pierre d'autel a été mis au jour dans la rue Tavasz. Malheureusement on n'y voit que le mot : MINER VA E . C'est en été 1944 qu'on a transporté d' Albertfalva au musée d'Aquincum un petit autel en grès (fig. 5), qui attire l'attention surtout par ses proportions minuscules. C'est un monument fort simple ; son inscription est d'un caractère cursif. Sur un de ses côtés on constate le manque d'une lettre ce qui ne nous empêche pourtant pas d'établir la leçon suivante : Epon [e] J sac[r(um)] | C(aius) Iu[l(ius)] | Vita[l?]ius | (Vitatus?) v(otum) s(olvit) [l(ibens) m(eritae)]. Il n'est pas douteux qu'on doit lire »Epone« dans la première ligne ; sans doute avons-nous affaire à un datif mal orthographié. Beaucoup plus suspect est le nom de personne qu'on rencontre à la ligne 3. Autant 469