Budapest Régiségei 15. (1950)

ÉRTESÍTŐ - Szilágyi János: Legújabban talált írásos emlékek Aquincum életéhez 451-472

que je sache, le nom de Vitatus n'est pas attesté par d'autres monuments épigraplii­ques et même la variante Vitalins est des plus rares. Si nous ne considérons pas la lettre placée au début de la ligne 5 comme un I, on doit quand même admettre d'y lire Vitatus. Il s'ensuit que la ligne précédente peut être considérée comme entière, sans supposer la disparition d'une lettre. Dans la dernière ligne je crois déchiffrer après le V un S renversé ; les deux dernières lettres de la formule finale des tablettes votives (V. S. L. M.) semblent n'avoir pas été gra­vées sur la pierre. Une autre pierre à inscription (fig. 6), retrouvée dans la rue Vihar (quelques mètres plus loin on a mis au jour un seuil en pierre) mérite notre attention pour plusieurs raisons. La leçon en est la suivante : V(otum) s(olvit) l(ibens) m(eritis) } Dito (sic!) patri et ! Prose | rpinae Ae j milius Her (mes) | pro fili(i)s suis. Il est surprenant de voir que la formule finale (v. s. 1. m.) est placée en haut, sur le rebord saillant de la pierre et qu'elle précède par là l'espace réservée à l'inscription. Ce fait, ainsi que l'aspect général des lettres inégales (trop grandes au début, elles se rappetissent vers la fin) semblent renvoyer à un auteur peu versé dans l'art épigraphique. En outre, il est évident que l'individu nommé Aemilius Hermes n'était pas un Romain ; c'est en Dacie et dans la Péninsule Balkanique que son second nom, à savoir Hermes, se rencontre souvent (cf. CIL III 1228, 1808, 8087). L'inscription qu'il offre au père Dis et Pro­serpina est vouée • aux divinités de l'enfer pour la simple raison que celles-ci avaient guéri ses fils : c'est à quoi fait allusion le terme »pro filiis suis«. Inutile de dire qu'il y a aussi d'autres inscriptions romaines vouées à Dispater (Pluton) et Proserpina (Perse­phone) en tant que dieux de la médecine (cf. CIL III 11.923 ; Bonn. Jb. 135, 1930, 22 et 138, 1933, 124) ; à Aquincum c'est pourtant le premier monument de ce genre. Ceci ne veut nullement dire que le culte de ces divi­nités ait été inconnu à cette capitale provinciale ; bien au contraire, on y ren­contre des tablettes votives ornées de reliefs et des statuettes qui suffisent à prouver la popularité de leur culte. Il y a quelques années, on a déjà retrouvé dans le voisinage même de cette pierre munie d'inscription un autre monument orné du relief des deux divinités et un autel minuscule sans inscrip­tion. Sous ce rapport il convient de signaler aussi le fait que l'endroit où tous ces objets ont été mis au jour est situé au delà des limites du camp légionnaire, et peut-être même en dehors de la zone habitée de la colonie formée auprès du camp ; les tablettes de pierre, ornées des reliefs à.' Isis et Sérapis, d'une part, et de Jupiter et Junon, de l'autre, ont suggéré à Kuzsinszky l'idée d'y supposer l'existence d'une chapelle funéraire ou d'un petit sanctuaire (Archaeol. Értesítő, 1907, 129). C'est au coin des rues Calvin et Tavasz que nous avons réussi à déterrer un fragment de pierre, reproduit sur la fig. 7. C'est le coin gauche inférieur d'une grande pierre d'autel. En haut on ne voit plus le nom de la divinité à laquelle elle était vouée, mais la formule finale insérée dans la dernière ligne (v. s. [1. m.]) suffit à prouver le carac­tère votif du.monument. Au début de la cinquième ligne on lit le nom de Mus serv[us~\ ; il s'agit là probablement d'un esclave ayant exprimé sa gratitude pour la guérison de son maître et des fils de celui-ci, comme le semblent prouver les lettres .. .IORVM (probablement : [filjiorum). Ce monument est, à coup sûr, un témoignage de plus des liens affectueux qui rattachaient parfois les esclaves à leurs maîtres. Dans le cimetière romain d'Őbuda, situé sur la rive gauche du Danube, on avait découvert en 1913 la tablette de pierre munie d'une inscription (fig. 10). Voici la leçon complétée de cette inscrip­tion : [d(is) m(anibus)] [aur(eliae?)] TER­TUL(lae), [ann(os)] XXXIII [au]R(elius) AWO, [de]C(urio) ALAE I, [thra]C(um) AN (toninianae) , [con (iugi) ] PI (i)SSIM (a) E, [viv]VS P(ecit). A la ligne 1 on constate le manque de la formule D(is) M(anibus), mais le carac­470

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