Mitteilungen des Österreichischen Staatsarchivs 12. (1959)

HRAZKY, Josef: Die Persönlichkeit der Infantin Isabella von Parma

216 Josef Hrazky det, wenn man (sich) wieder zu Ihren Füsßen fallen kan? Die gnade werde ich, hoffe ich, bald haben, unterdesßen verharre ich mit tiefster Ehrfurcht Meiner allergnädigste Fraüleyn Unterthänigst gehorsamste Dienerin und Schwester Isabella Maria Ludovica Schönbrunn, den 23.ten Oc. 1761. VIII. 7. Vous voulés sçavoir, chere Soeur, comment je me porte, depuis que je ne vous ai vu. j’ai toussé, apres quoi j’ai soup(p)é. J’ai toussé et me suis couchée, j’ai toussé et me suis endormie, j’ai toussé et me suis encore rendormie, je me suis reveillée, j’ai toussée et me suis levée, après quoi j’ai toussé et toussé, je me porte pourtant fort bien au som [m] eil, qui est fort inquiet, mais je vous conjure de n’en rien dire. Adieu, je vous baise, s’il y a jeu de paulme et que j’ai du tems, je vous le fairai peut etre dire ou j’irai chéz vous, faites moi sçavoir ce qui vous est le plus commode, je vous baise un million de fois de tout mon coeur. A propos: Prince Albert 2) va mieux, quelle bonté de ma part! VIII. 14. ce jeudi a 10 h. du matin. Bonjour, chere Soeur, que le tems est long, quand on n’est pas avec vous! je vous assure, que partout vous me manqués et que rien au monde ne me paroit plus singulier que de penser, que si meme je vous cherche, je ne vous trouverai pas. j’ai déjà crus les voleurs chés vous hier, ce auroit été dom[m]age. la Ceintré 3) l’a cru aussi, car elle avoit la clef en poche et toute à coup elle a vu entrer quelqu’un chés vous, elle s’est mise à courir de toutes ses forces et moi je l’ai vu, parceque je venois justement de souper et allois au jardin, mais à la fin ce n’étoit que la Cammerfrau 4). VIII. 14 a. j’avoue, que le tour auroit été plaisant à 10 h. du soir, adieu, cherissime Soeur, reste encore deux jours, j’espere, que vous vous portés aussi bien que je me porte et vous embrasse mille et mille fois de tout mon coeur. VIII. 17. C’est du milieu de ma confession que je vous écris, je suis charmée, que vous vous portés mieux, croyés, que je ne suis pas moins impatiente que vous de vous voir. Je demande à l’Archiduc ce qu’il vous veut faire dire, à quoi lui répond „nichts“, „pourquoi que lui faites vous pas dire de belles choses?“ „voilà ce que c’est“, il vous embrasse pourtant, ainsi que moi de tout mon coeur, dites à la Wasqués, que je ne suis pas contente d’elle, qu’elle se menage un peu plus, car il ne s’agit pas qu’elle tombe aussi malade. VIII. 20. O du Eserl, weil ich ein Esel selbst bin, so werde ich dir gantz curz schrei­ben, obwohl dass ich die schönsten Sachen zu sagen hätte, du willst, ich soll 1 ) Prinz Albert von Sachsen, der spätere Gatte Marie Christinens. 2) Mad. Lambert Ceintray, Kammerdienerin der Erzh. Marie Christine. 3) Mad. Maria Anna von Schloesßnegg.

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