Jánossy Dénes: A Kossuth-emigráció Angliában és Amerikában 1851-1852, I. kötet (Budapest, 1940)

Okirattár

réfugiés pourront débarquer, s'ils préférent prendre une autre direction que l'Amérique. II est un fait que Kossuth ne s'attendait aucunement ä étre délivré de sitőt, et il fut vraiment saisi de transports de joie et de surprise, quand Suleiman Bey lui en fit la communication officielle; il s'écria qu'il ne se serait jamais attendu que le gouvernement turc eűt tant de courage ä repousser les demandes impérieuses de l'Autriche; il écrivit ensuite une lettre trés flat­teuse ä Suleiman Bey, pour lui exprimer avant son depart, tout le contentement qu'il ressentait de cet heureux événement et lui témoigner en mérne temps sa gratitude pour les égards dont il fut 1' ob jet pendant tout le temps que dura son exil. M. Kossuth ne cessa jamais de se faire des illusions ä reprendre tót ou tard le pouvoir; sa femme contribua ä alimenter ses idées exagérées et il n'y eut de reunion chez Kossuth, oü Ton ne but ä la santé de la république dómocratique et ä la mort des tyrans. Pendant le séjour de Kossuth ä Kutahia il ne lui manqua presque jamais des visites de certains voyageurs avec l'excuse d'etre peintres, naturalistes etc., mais qui dans le fait ne furent que des agents secrets de Mazzini ou de son parti, qui contribuérent naturellement encore ä encourager de plus la tendance réprouvée de l'ex-gouverneur. II prétendit qu'il n' aurait qu'ä comparaitre en Europe pour faire changer la face des choses, et aprés avoir acquis la certitude d'etre bientőt libre, il prédit que dans trois mois la democratic élévera triomphante sa téte. Le comte Batthány ayant eu suffisamment l'occasion d'apprendre ä fond le caractére ambitieux de cet homme, rit de ses pretentions; mais d'un autre cőté, il ne put cacher qu'il n'était pas prudent de la part de la Turquie de relächer cet individu dans des moments aussi critiques, si cela eűt dépendu de Suleiman Bey, il aurait confine volontiers Kossuth dans une forteresse, puisqu'il est venu ä connaitre mieux que qui que ce soit, ses intentions hostiles au bon ordre; aussi sans la vigilance du commissaire-chaque étranger en rapport avec Kossuth eut des espions ä ses trousses-l'ex-gouverneur n'aurait peut-étre pas attendu le ler septembre pour étre délivré, d'autant plus qu'il se supposait encore longtemps privé de sa liberté.

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