Jánossy Dénes: A Kossuth-emigráció Angliában és Amerikában 1851-1852, I. kötet (Budapest, 1940)

Okirattár

L'aigreur entre Kossuth et le comte Batthány augmenta encore dans le dernier temps et le second s'étant repenti depuis longtemps de s'étre lié avec de pareilles gens, saisit je ne sais hien quelle occasion pour rompre rapport quelconque avec lui; le comte partit de Kutahia ä l'insu de Kossuth, et est decide de déloger ä Cékirie en cas que Kossuth dűt passer par Brousse; le comte n'avait jamais laissé le sol de la Turquie ä bord du mérne bateau. II n'y eut que le general Wisocki qui se rappocha plus tard de l'ex-gouverneur, se fondant sur la promesse de celui-ci, qu'il le ferait général-en-chef quand il aurait réacquis le pouvoir. Mon correspondant eut l'occasion de connaitre le caractére de tous, et il prétend qu'ä l'exception du comte, des généraux Mészáros, Dembinski, Szerényi et Hasmann, tout le resté était des gens sans aucune education; le comte et la com­tesse dont la courtoisie est connue, les fréquentérent ne pouvant faire mieux, mais se réjouissent d'etre finalement délivrés de leur compagnie. Dimanche, 26 septembre. Kossuth et le resté de l'émigration, sous l'escorte de Sulei­man Bey arrivérent hier ä Kelessen, ä deux heures d'ici et par­tirent ce matin pour Ghemlek; le commissaire les précéda pour se rendre ici et j'eus le plaisir de sa courte visite; il confirme ce que dit mon correspondant. Aprés s'étre abouché avec le Pacha Suleiman Bey repartit hier soir directement pour Ghemlek afin de prendre les mesures nécessaires pour que personne ne puisse s'approcher de Kossuth, le Mudir de Ghemlek lui ayant fait savoir qu'il se trouvait á Ghemlek un certain nombre d'étrangers dont l'aspect n'inspirait pas de confiance. Le commissaire dont la conduite fut exemplaire dans une täche aussi épineuse et difficile, désire éviter un désagrément quelconque, et ne sera tranquille que quand l'embarquement de l'émigration aura fait cesser toute responsabilité de la part. Kossuth dont les craintes de quelque accident n'ont jamais cessé, préféra ne pas toucher Brousse, il ne fit qu'envoyer un de ses gens ici avec la somme de piastres 30.000 en monnaie turque pour acheter si possible une lettre de change sur Londres, espoir qui fut décu.

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