Nyulásziné Straub Éva: A Kossuth-emigráció olaszországi kapcsolatai 1849–1866 (Magyar Országos Levéltár kiadványai, II. Forráskiadványok 34. Budapest, 1999)
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Veuillez me répondre sur le plan de souscription Italo-Magyar. Je voudrais le pousser rapidement. Si vous avez des objections, je travaülerai pour mon compte. Mais pourquoi en auriez-vous? Vous avez vu Foresti: il est mon ami et un excellent patriote. Soyez bon avec lui; cela fera du bien á tous les Italiens en Amérique. Adieu á la háte. Aimez votre ami Joseph Mazzini Un mot sur Foresti; prononcé quelque part d'oű il passerait dans la presse, lui donnerait l'importance que je désire qu'il aie. Je vous envoie une lettre qui vient de Constantin[ople], 1 Eredeti tisztázat, francia, 2 f (2 p) — MOL R 901.1586. — A levélen Kossuth válaszának vázlatai, mondattöredékek magyarul. - Közli Kastner: Mazzini e Kossuth. 45., Kastner az előiratot és Kossuth rájegyzését nem említi. Mazzini: Scritti editi ed inediti, vol. XLVII. 148-149. 2 Kastnernál „sur" helyett „pour" szerepel. 3 Kastnernál „fűt" helyett „sóit" szerepel. 78. [1852.] január 6.,1 Giuseppe Mazzini levele Kossuth Lajoshoz (teljes közlés) Nyugtázza Kossuth december 22-i levelét. 2 Louis Napóleon helyzetéről, a franciaországi fejleményekről, a szervezés jelenlegi állásáról írja le gondolatait. Legkésőbb hat, de inkább négy hónap múlva cselekvésre kerül sor. - Giuseppe Garibaldival éreztesse Kossuth, hogy Mazzinivel jóban van; az utasítások tőle (Mazzinitól) kell hogy jöjjenek. Garibaldit Szicíliába kell irányítani. - Az emigrációnak küldendő pénz elosztására tesz javaslatot. Olasz-magyar alapot akar létrehozni. - Fegyvereket kell szerezni, elsőnek itáliai bevetésre, de Magyarországra is, amint ott kell. Janvier 6. Mon cher ami, Je vois Lemmi et recois votre lettre du 22 décembre. Que Dieu vous bénisse pour vos efforts et pour la rude corvée que vous soutenez pour le bien. L[ouis] N[apoléon] a pour le moment triomphé. Son triomphe, fruit de la terreur, de la corruption des intéréts matériels et de l'adoration de la force si naturelle aux Francais, est une condamnation de la Francé actuelle; mais rien de plus. L[ouis] N[apoléon] accomplira votre profétie. 3 II ne s'appuie sur rien de réel, si ce n'est une partié de l'armée, qu'il lui faut assouvir d'argent ou de gloire. L'argent lui manquera; et de quelque cőté qu'il se lance pour une guerre, il sera perdu par l'absolutisme coalisé, ou par nous. On commence á se raviser en Francé et le seul résultat important de tout ceci sera un coup mortel au Socialisme et la réunion de tous les éléments en un seul faisceau au nom de la liberté. Nous n'avons pour le moment qu'á organiser 4 la Francé de maniére á étre assurés d'un mouvement suivant le notre ou tout au moins d'une agita-