Nyulásziné Straub Éva: A Kossuth-emigráció olaszországi kapcsolatai 1849–1866 (Magyar Országos Levéltár kiadványai, II. Forráskiadványok 34. Budapest, 1999)
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tion telle qui empéche le gouvernement d'agir lui aussi contre nous. Notre mouvement, voilá notre grandé affaire. L'initiative de la Francé est perdue: l'initiative des Nationalités commence. L'ordre est une presque impossibilité. Nous ferons tout ce que nous pourrons. Je donne des ordres pour qu'on vous expédie des coupons pour la somme. C'est un appui décisif que vous nous prétez. Le resté est encore plus décisif; mais il nous faudra nous entendre. Nous agirons par tout cela sur le Midi; mais il faut que nous soyons sűrs du Nord. II faut que vous táchiez de me dire, par voyageur, dans le courant de février, les choses matérielles qui vous seront positivement acquises. Je partirai pour la frontiére lombardé, proposez ce que je dois, et je reviendrai vous en donner compte, ou vous l'envoie par voyageur, si vous ne serez pas revenu. Je ramasserai et concentrerai tous mes moyens. Dans six mois au plus tard, dans quatre au plutöt, nous agirons. L'année est á nous. Si vous voyez Garibaldi, soyez bien avec lui: montrez-lui que vous étes bien avec moi; parlez-lui d'action, mais n'engagez rien. II faut que toute disposition vienne de moi. On le demande en Sicile et c'est bien pour dix raisons. C'est lá qu'il faut le fairé tendre. Avezzana est un brave et honnéte homme: rien de plus. L[emmi] me dit que vous envoyez bientőt de l'argent pour l'émigration. Faites en sorté qu'une somme quelconque resté affectée aux agents hongrois dontje pourrais avoir á me servir pour le travail avec les troupes en Italie; et á pouvoir étre disposée sur ma demande. Vous étes loin. II faut donc que vous me laissiez quelque latitude. Nous sommes trop liés de coeur, d'intéréts, de but, pour pouvoir nous craindre ou nous nuire. II faut que nous agissions comme la main droite et la main gauche du méme corps. Vous aurez recu ma seconde lettre. J'espére que par votre premiere vous m'autoriserez á ce que je vous demandais: agir selon mes lumiéres et mes ressources pour un fond Italo-Magyar. Si non, dites-le moi tout de suite, pour que je puisse agir au moins pour mon compte. Si oui, écrivez-le moi de maniére á ce que je puisse montrer votre lettre. Nommez quelqu'un — qui ne sóit pas Toulmin Smith — qui puisse recevoir pour vous la moitié des sommes que je recevrai. Ramassez des armes autant que vous le pouvez: canons et fusils. Vous ferez télies conditions que vous le voudrez. Ce sera ou un achat pour nous, gouvernement établi; ou un prét, si vous le préférez; c'est-á-dire qu'elles serviront á la premiere opération qui ne peut étre qu'en Italie; et que vous aurez la méme quantité pour la Hongrie, aussitőt que vous en aurez besoin. C'est la méme chose. L'Italie et la Hongrie ne doivent fairé qu'une seule zone d'opération. LTtalie est la base: la Hongrie le point objectif Adieu, je vous écrirai bientőt encore. A vous de coeur Joseph Mazzini