Nyulásziné Straub Éva: A Kossuth-emigráció olaszországi kapcsolatai 1849–1866 (Magyar Országos Levéltár kiadványai, II. Forráskiadványok 34. Budapest, 1999)
DOKUMENTUMOK
8. A magyar emigráció is járuljon hozzá a magyar-olasz bizottság költségeihez. Rapallo, le 7 septembre 1851. Monsieur le Président, Le comité dont je vous faisais espérer la prochaine formation vient de se constituer á Génes. On a tracé sur le papier ci-joint des questions et des réponses par lesquelles vous apercevez quels sont les principes du nouveau comité. Les questions ont été posées par moi et sont indiquées par la lettre A. Les réponses sont faites par les membres du comité dont les noms paraissent dans la VI e question. Ce sont des hommes énergiques et prudents, connus en Italie et qui par leur conduite dans les derniers mouvements ont gagné la confiance publique. Moi j'entre dans le Comité pour la partié qui concerne vos instructions et comme votre intermediaire dans les cas á venir. Cependant, comme ma santé chancelante ou des circonstances tout á fait privées que je passe sous silence, pourraient entraver mon zéle et en exposer plus qu'un autre á ces accidents qui paralysent la volonté d'un individu, mais qui ne doivent pas arréter le progrés d'une institution, je crois d'agir d'aprés ma conscience en vous représentant la nécessité de me transmettre dés ces moments la faculté de déléguer les pouvoirs que je tiens de vous, ou á un membre du comité, d'aprés mon choix - ou au comité mérne dans le cas de mon absence. En vous faisant pareille proposition, je remplis un devoir et je compte sur le credit dont vous m'honorez et qui dóit par conséquent s'étendre aux hommes qui possédent ma confiance et l'estime du pays. L'exposé ci-joint me dispense d'entrer dans des détails. Je vous dirai seulement que je compte moins peut-étre que mes collégues sur un moment vigoureux, capable d'ébranler l'Europe en dehors de ITtalie et de la Monarchie Autrichienne. C'est sur le Danube et á Vienne surtout, que vous qui en possédez la clef, devez fixer l'attention du chef italien: c'est de lá que dóit partir le coup mortel. Je crois bien que pour préparer notre bas peuple engourdi par la misére et les prétres, et lui inspirer une opinion á lui, il faut premiérement lui créer un meilleur avenir materiéi - dont il dóit étre redevable á la liberté, aux dépenses des classes riches, mais ce qu'on appelle le socialisme francais ne rend pas selon moi cetté pensée italienne, au contraire il la gáté; non que la doctrine ne sóit pas pure, mais nos masses sont encore trop ignorantes pour la comprendre et pourraient bien la confondre avec le communisme. Je juis dans l'attente de votre approbation sur les choses que je viens de vous exposer. - La question des fonds pour ce qui concerne la coopération financiére de votre émigration mérite une attention spéciale de votre part. Quelles sont vos espérances pour votre délivrance? Je ne confie pas dans nos efforts, tant que les vőtres se brisent contre vos chaines. Salut, estimé, fraternité.Aflexandre]